Pays émergents

Le Nigeria déjoue les projets de violences durant les fêtes de Noël et de fin d’année

Conflit inter-religieux

Témoignages.re / 31 décembre 2012

Le gouvernement nigérian a déjoué des tentatives d’attaques menées par les insurgés dans le Nord du pays pour semer la terreur au sein de la population lors des fêtes de Noël et du Nouvel An, a appris ce dimanche le journal indépendant “Punch”, qui a cité des sources policières.

“Punch” indique que 15 différentes attaques à la bombe ont été déjouées, suite à la découverte et au désamorçage d’engins explosifs déposés dans les points stratégiques de la capitale, Abuja, et dans d’autres villes du Nord, telles Kano, Kaduna, Bauchi and Maiduguri, par la brigade de déminage de la police nigériane ( Explosive Ordinance Disposal Unit ).

Le porte-parole de la brigade de déminage, M. Gbolahan Moronfolu, a confirmé ces faits et a déclaré : « Nous avons désamorcé des bombes au quotidien. Même si c’est ce que nous faisons depuis le début de cette année, nous avons renforcé la surveillance ces derniers jours, car nous avons promis aux populations que nous ferons de notre mieux pour assurer leur sécurité et leur permettre de passer les fêtes de fin d’année dans la paix ».

Abordant la question, le commissaire de police, commandant des unités policières anti-terroristes, M. Folusho Adebanjo, a déclaré : « Je peux vous affirmer que nous avons fait exploser, ces derniers jours, plus d’engins à Kaduna, Kano, Bauchi, Maiduguri et Abuja. Nous allons en désamorcer davantage avant le Nouvel An et même après. Nous nous engageons à faire en sorte qu’aucune vie ne soit perdue ».

Le Nigeria a installé un cordon de sécurité aux frontières, pour empêcher que ne se reproduisent les attaques à la bombe qui avaient fait 30 morts durant la fête de Noël 2011 à Madalla, un État dans le Nord Niger.

La sécurité a été également renforcée à l’aéroport international Murtala Muhammed à Lagos, la capitale économique, et sur toutes les routes y menant.

Mais malgré la sécurité renforcée, six fidèles ont perdu la vie le 24 décembre dans une attaque menée par des hommes armés contre une église près de Potiskum, dans l’État de Yobe, situé dans le Nord du pays.

La plupart des attaques et des attentats à la bombe sont attribuées à la secte islamiste Boko Haram, qui a fait plus de 3.000 morts depuis qu’elle a lancé en 2009 sa campagne violente, en représailles à l’exécution extrajudiciaire par la police de son leader Mohammed Yusuf.


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