Pays émergents

Les coopératives agricoles améliorent la sécurité alimentaire des Cubains

L’autosuffisance alimentaire, comment l’atteindre ?

Témoignages.re / 18 février 2013

Cuba importe une grande partie de ses vivres (80% en 2009). Un programme aide les fermiers locaux à accroître la production locale. Les coopératives ont réussi à augmenter leur production de denrées alimentaires de base de 25 à 80%. En 2011, la production accrue a permis d’importer 15 millions de dollars de moins de nourriture.

Yudiel Mojena Guerra, un jeune fermier vivant à l’est de Cuba, a reçu un lopin de terre dans le cadre de la stratégie gouvernementale d’accroissement de la production vivrière nationale. Mojena s’est donc mis au travail. Il a rénové une ferme laitière en décrépitude et acheté du bétail.
Mais, comme nombre de travailleurs du secteur non étatique, il s’est vite rendu compte qu’il lui fallait non seulement des fonds pour s’équiper, mais aussi des capacités techniques et de gestion pour une production efficace.
Dans le but de soutenir des fermiers comme Mojena et contribuer à renforcer la sécurité alimentaire à Cuba, le PNUD et l’Union européenne ont noué un partenariat conjoint avec le ministère cubain de l’Agriculture.
Mojena fait partie des 13.200 nouveaux bénéficiaires du programme PALMA (Programa de Apoyo Local a la Modernización del sector Agropecuario en Cuba). Lancé en 2009, ce programme a permis de moderniser l’agriculture locale dans 37 municipalités pilotes cubaines.
« PALMA m’a beaucoup aidé, surtout en termes d’acquisition de connaissances et de formation », confie Mojena.
Le programme PALMA fournit des outils et machines agricoles aux fermiers et aux coopératives et les formes aux techniques agricoles modernes durables, dont la gestion d’une coopérative, la finance et la comptabilité.
Ces actions ont non seulement permis d’améliorer les aptitudes en gestion de plus de 4000 membres, mais aussi de cultiver l’esprit de collaboration et d’introduire des outils tels que la planification stratégique et participative dans environ 300 fermes collectives.
Pour sa part, Mojena a augmenté sa production grâce à sa formation, et il aide également les autres.
« Les producteurs locaux viennent s’inspirer du peu d’expérience que j’ai, et je vais les voir pour échanger des bonnes pratiques », explique Mojena. « L’idée, c’est d’avancer ».
« Je veux continuer à étendre mon projet et accroître ma production laitière et de viande de bœuf pour la consommation locale et l’industrie et augmenter mes revenus et ceux de ma coopérative », conclut-il.


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