Pays émergents

Les filiales de BNP et Société Générale nationalisées en Côte d’Ivoire

françaises et de la fermeture de leurs filiales en Côte d’Ivoire

Témoignages.re / 19 février 2011

Selon le site "Challenges.fr", Laurent Gbagbo a annoncé la prise de contrôle par l’État des filiales de la BNP et de la Société Générale qui opèrent en Côte d’Ivoire. BNP et Société Générale ont annoncé des bénéfices respectifs de 7,8 et de près de 4 milliards d’euros pour 2010. Ces nationalisations interviennent dans le cadre d’une restructuration du secteur bancaire imposée par la crise post-électorale que connaît toujours le pays. Voici des extraits de cet article.

Le président ivoirien sortant Laurent Gbagbo a fait part, jeudi 17 février, de son intention de « prendre le contrôle » des filiales ivoiriennes des banques françaises BNP Paribas et Société Générale, alors que le système bancaire du pays se bloque du fait de la crise post-électorale.
Après les fermetures de plusieurs banques depuis lundi, Laurent Gbagbo « a pris des décrets afin que l’État de Côte d’Ivoire prenne le contrôle par une prise de participation totale et complète dans le capital de certaines de ces banques », indique un communiqué officiel lu sur la télévision publique RTI. « Il s’agit entre autres de la SGBCI et de la BICICI », respectivement filiales de la Société Générale et de BNP Paribas, est-il précisé.
Laurent Gbagbo entend « préserver les emplois et assurer l’accès des Ivoiriens et des opérateurs économiques à leurs avoirs » dans « les plus brefs délais ».
Au moins cinq banques internationales, françaises et américaines notamment, avaient suspendu leurs opérations jeudi, dont les deux filiales des banques françaises, qui font partie des plus importantes du pays.
C’est le résultat spectaculaire du bras de fer entre Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara, reconnu président élu par une grande partie de la communauté internationale. Avec ses alliés extérieurs, Alassane Ouattara tente d’asphyxier le régime Gbagbo pour contraindre le sortant à partir.
A l’origine de ces fermetures en série : la rupture en janvier entre Abidjan et la Banque centrale des États d’Afrique de l’Ouest (BCEAO), qui reconnaît Alassane Ouattara.
Depuis lors, le gouvernement Gbagbo s’est efforcé de monter un système bancaire viable à l’échelle ivoirienne. Y compris, selon plusieurs sources bancaires, en exerçant une « pression énorme » sur les filiales des grandes banques étrangères.
Mais face au manque de liquidités, aux difficultés techniques et aux risques juridiques, ainsi qu’à la menace de sanctions brandie par la BCEAO contre les banques travaillant avec le gouvernement Gbagbo, la BICICI (BNP) et la SGBCI (Société Générale) ont donné le signal du retrait.


Le gouvernement français soutient la fermeture des banques en Côte d’Ivoire

Les fermetures provisoires des filiales des banques françaises en Côte d’Ivoire sont la conséquence du refus du président sortant, Laurent Gbagbo, de tenir compte du résultat de la Présidentielle du 28 novembre dernier, a affirmé jeudi à Paris le porte-parole adjoint du Ministère français des Affaires étrangères, Christine Fages.
S’exprimant au cours d’un point de presse, elle a estimé que les mesures de fermeture de ces filiales étaient des « mesures appropriées » dictées par la crise post-électorale ivoirienne.
Après la Banque internationale pour le commerce et l’industrie en Côte d’Ivoire (BICICI), filiale de la BNP Paribas, la Société générale de banques en Côte d’Ivoire (SGBCI), filiale de la Société Générale, a annoncé mercredi la suspension de toutes ses activités en Côte d’Ivoire. Le lendemain, le président de la Côte d’Ivoire a annoncé leur prise de contrôle par l’État.


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