Pays émergents

Mali : les États-Unis pour la formation d’un gouvernement d’union d’ici demain

Retour du président intérimaire salué par la Maison-Blanche

Témoignages.re / 30 juillet 2012

Les États-Unis ont salué vendredi le retour à Bamako du président intérimaire du Mali, Dioncounda Traoré, qui était en traitement en France, après avoir été agressé en mai dernier par des manifestants dans son palais.

Selon un communiqué du Département d’État américain, cela « représente un pas important vers le retour du Mali sur la voie du rétablissement d’un gouvernement démocratique librement élu ».
« Nous soutenons les efforts du président intérimaire Traoré, du Premier ministre intérimaire Diarra, des partis politiques et de la société civile pour engager un dialogue politique élargi et inclusif qui va contribuer au rétablissement rapide d’un gouvernement élu populairement et qui soit concentré sur la création d’un avenir stable et prospère pour le pays », indique le communiqué.
« Nous encourageons toutes les parties à s’inspirer de la tradition malienne du consensus, de la tolérance et de la bonne volonté pour former un gouvernement d’union d’ici le 31 juillet 2012, qui puisse mener le pays à des élections le plus tôt possible, mais pas plus tard qu’au mois d’avril 2013, comme l’a préconisé la Communauté économique des États d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) » , souligne le communiqué ».
Les États-Unis ont renouvelé l’appel de la communauté internationale à la dissolution du Comité national pour le redressement de la démocratie et la restauration de l’État (CNRDRE) et invité ses membres à s’abstenir de toute ingérence dans les affaires politiques de ce pays et dans le travail des autorités de transition.
Ils ont également renouvelé leur appel aux groupes armés dans le Nord-Mali à « renoncer à toute relation avec les groupes terroristes et à entamer des négociations politiques légitimes sur la base de l’intégrité territoriale du Mali ».

La CEDEAO maintient son plan d’intervention

Le Président Traoré, 70 ans, avait été évacué en France pour un traitement médical après avoir été violemment agressé par une foule de manifestants à Bamako au mois de mai, deux mois après le renversement par l’armée du président élu de ce pays d’Afrique de l’Ouest.
Ces agresseurs ont forcé le barrage de sécurité autour du président et l’ont battu violemment.
La crise au Mali a dégénéré après que les rebelles touaregs séparatistes ont profité du coup d’État militaire au mois de mars pour s’emparer de toute la partie Nord du pays, mais ces rebelles ont eux-mêmes été débordés par leurs alliés islamistes.
Le bloc régional de la CEDEAO maintient son projet de déploiement de 3.000 hommes dans cet État membre pour l’aider à repousser les groupes armés dans le Nord, malgré la réticence du Conseil de sécurité des Nations unies à approuver ce déploiement.
Une conférence de préparation finale de ce déploiement par les chefs d’État-major des armées ouest-africaines a été fixée au 9 août à Bamako.


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