Pays émergents

Mbeki fustige le rôle de l’OTAN en Libye et dans le renversement de Gbagbo

Afrique du Sud

Témoignages.re / 18 février 2012

L’ancien président sud-africain, Thabo Mbeki, a critiqué jeudi l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), estimant que sa campagne en Libye et le renversement du président ivoirien, Laurent Gbagbo, étaient les conséquences d’un racisme persistant et de l’échec du 20e siècle à résoudre "le problème de la barrière raciale".

"La réalité est que les organes concernés de l’ONU — le Conseil de sécurité et le Bureau du Secrétaire général — ont trahi leurs obligations en termes de droit international, en particulier, celles prescrites par la Charte de l’ONU", a indiqué M. Mbeki dans un discours prononcé à l’Université du Cap Occidental, en Afrique du Sud.
Sur la Libye, M. Mbeki a indiqué que le refus initial de l’Union africaine (UA) et du gouvernement sud-africain de reconnaître le Conseil national de transition (CNT) n’était pas mû par leur corruption avec "des pétrodollars".
M. Mbeki a rappelé que Pretoria et l’UA avaient été accusés de s’opposer à la décision du Conseil de sécurité des Nations unies de procéder à un changement de régime en Libye, "parce qu’ils avaient été corrompus avec des pétrodollars".
"Encore une fois, je réfute catégoriquement ces mensonges selon lesquels l’UA dépendait de la Libye pour son budget et que la Libye soutenait le Congrès national africain de quelque manière que ce soit durant la période de notre lutte contre le régime d’apartheid avant 1990", a ajouté M. Mbeki.


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