Pays émergents

Propositions pour sortir le Mali de la crise

Un Conseil national de transition et une Commission nationale de négociation

Témoignages.re / 31 juillet 2012

Le président de la transition du Mali, Dioncounda Traoré, a proposé dimanche dans une allocution télévisée la mise en place d’un Haut conseil d’Etat (HCE)et d’un Conseil national de la transition qui serait chargé de gérer la transition dans ce pays qui traverse une grave crise.

Ce Haut conseil d’Etat serait composé du président de la République et de deux vice-présidents pour l’assister.
M. Traoré, qui s’adressait pour la première fois à ses compatriotes depuis son retour de convalescence de la France, a également annoncé la mise en place d’un gouvernement d’union nationale regroupant toutes les forces vives du pays, notamment, la société civile et les partis politiques.
De même, il a annoncé la création d’un Conseil national de la transition (CNT) ayant une compétence consultative qui regroupera également des représentants des partis politiques et de la société civile.
Le président malien a proposé en outre la création d’une Commission nationale de négociation (CNN), conformément aux souhaits des chefs d’Etat de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).
La mission de cette commission sera d’engager des pourparlers de paix avec les mouvements armés qui occupent le Nord-Mali depuis plus de trois mois, en relation avec le médiateur de la CEDEAO, afin de rechercher par le dialogue des solutions politiques négociées à la crise dans cette région du pays.
La mise en place de ces organes de transition devrait compléter l’architecture constitutionnelle afin de mieux l’adapter aux réalités sociopolitiques.
Dioncounda Traoré a par ailleurs réitéré son pardon à ses agresseurs, au nom du Mali qui, selon lui, a besoin de toute son énergie et de tous ses enfants pour se remettre debout.
M. Traoré est rentré vendredi à Bamako après avoir passé deux mois en France pour des soins intensifs consécutifs à son agression le 21 mai dernier dans son bureau à Koulouba, sur les hauteurs de Bamako, par des manifestants opposés à sa nomination comme président de transition.
Le Mali vit depuis le coup d’Etat du 22 mars dernier, qui a chassé du pouvoir le président Amadou Toumani Touré, une crise constitutionnelle sans précédant, aggravée par l’occupation du nord du pays, soit les deux tiers du territoire, par des rebelles touaregs indépendantistes et des groupes islamiques armés d’An Sardine, du Mouvement pour l’unité et le Jihad en Afrique de l’Ouest (MUJAO), d’Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et d’autres mouvements islamistes.


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