Pays émergents

« Travailler pour l’Afrique »

Nkosazana Dlamini-Zuma, présidente de la Commission de l’Union africaine

Céline Tabou / 19 juillet 2012

La nouvelle présidente de la Commission de l’Union Africaine, Nkosazana Dlamini-Zuma a insisté sur les nombreux défis à relever pour que l’Afrique soit unie et parle d’une seule voix. Le continent africain est le seul à afficher une croissance « relativement forte, d’une moyenne de 6% », a-t-elle indiqué.

Dans un tel contexte, Nkosazana Dlamini-Zuma s’est engagé à « mettre en place un certain nombre de valeurs : la paix, la stabilité, la sécurité, la bonne gouvernance, la lutte contre la corruption, la fin de l’impunité, l’obligation des résultats, la publication des comptes. Et sur cette base, nous allons pouvoir lancer les chantiers que nous avons ouverts ».

Un programme de développement durable

La nouvelle présidente a, lors de sa nomination, mis en exergue le renforcement du programme de développement de l’agriculture sous l’égide du développement de la sécurité alimentaire, la mise en place des infrastructures destinées à relier le pays, les peuples et les économies du continent, « avec comme objectif de préparer une zone africaine de libre-échange. Parce que l’Afrique doit pouvoir échanger avec elle-même », ont relayé les médias africains.
D’autres chantiers ont détaillé par cette dernière, le « défi lié aux pandémies », avec entre autres la création de l’Observatoire sur le SIDA, le paludisme et la tuberculose et la lutte contre la transmission du SIDA à l’enfant. « Parce qu’aujourd’hui, 400.000 enfants africains souffrent du SIDA du fait de la transmission de la mère à l’enfant », a-t-elle ajouté. Autre secteur important pour la présidente, l’éducation, notamment la formation professionnelle et technique pour « permettre à notre jeunesse de résorber le chômage de la jeunesse africaine ».
Dans un tout autre domaine, Nkosazana Dlamini-Zuma devra « résister aux différentes implications des puissances occidentales par les sociétés multinationales interposées pour alimenter les différents conflits armés qui déchirent le continent », ont indiqué plusieurs observateurs africains.

Création d’une zone de libre échange continentale

Nkosazana Dlamini-Zuma devra redynamiser le programme “Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique” (NEPAD) qui faute de fonds commun n’a pu se développer. L’objectif est de supprimer les barrières commerciales avant 2017, à travers la promotion du commerce inter-africain avant 2017, date butoir pour la création d’une zone de libre-échange au niveau continental.
Ce projet sera à la charge de la Commission de haut niveau pour le commerce en Afrique composée de huit blocs économiques régionaux qui devront tenir une feuille de route stricte destinée à lever les obstacles au commerce à travers le continent soit mise en œuvre rapidement, pour stimuler le commerce régional. À l’occasion du 19ème sommet de l’UA à Addis-Abeba, un rapport validé par tous les dirigeants africains présents a affirmé que si la zone de libre-échange est créée dans le délai fixé, la région deviendrait une communauté économique unique d’ici 2025.
Le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon a salué l’élection de NKosazana Dlamini-Zuma et réaffirmé le soutien des Nations Unies à l’UA. Ce dernier attend de lancer les différentiels notamment sur les questions de paix et de sécurité, sur la réalisation des Objectifs du millénaire pour le développement (Omd) et la promotion du développement durable en Afrique. Ce dernier a déclaré, « l’ONU continuera de renforcer son partenariat stratégique avec l’Union africaine pour consolider la paix, la sécurité et le développement en Afrique, pendant les années à venir ».

Céline Tabou


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