Pays émergents

Une guerre sans faire de prisonniers ?

Réponses du gouvernement aux journalistes

Témoignages.re / 17 janvier 2013

Le porte-parole du ministère des Affaires étrangères tenait hier une conférence de presse. Un journaliste l’a interrogé sur le sort réservé aux prisonniers de l’armée française ou de ses alliés. Réponse étonnante du représentant du gouvernement, qui entretient le flou sur cette question.

Question : « Avez-vous déjà capturé des Islamistes ou des rebelles ? Quel statut auront ces gens capturés ? Va-t-on les présenter à la justice, comme des terroristes ? Auront-ils des statuts de non-combattants avec les conséquences constatées aux États-Unis avec Guantanamo ? Les chiffres correspondent à peu près au chiffrage de la force qui devait être déployé dans quelques mois, l’a-t-on accéléré ? »

Réponse du représentant du gouvernement français : « De manière générale, pour tout ce qui concerne le déroulement au jour le jour des opérations, je vous renvoie à la Défense et notamment au porte-parole de l’état-major, le Colonel Burkhard. Le ministre de la Défense fait en outre des points réguliers. Il en fait un aujourd’hui (NDLR-hier) en fin d’après-midi. 

Concernant le statut des prisonniers, votre question reste très hypothétique pour l’instant. Il y a cependant des précédents, tel que le précédent somalien, sur lequel nous avions eu de très longues discussions.

S’agissant de votre troisième question, notre objectif est en effet très clairement d’accélérer le déploiement. »

« On fait un boulot très noble »

« Un boulot très noble », c’est ainsi qu’un porte-parole d’un membre du gouvernement défini l’engagement de l’armée française dans la guerre au Mali en réponse à la question d’un journaliste.

Question : « N’êtes-vous pas agacé, on vous appelle pour faire le sale boulot au Mali ? Vous engagez des moyens militaires »

Réponse : « On ne fait pas le sale boulot, on fait au contraire un boulot très noble. Lorsque le président de la République prend la décision d’intervenir, il la prend pour répondre à une demande du Président malien, qui est un véritable appel au secours. Si le Président avait décidé de ne pas réserver une suite favorable à cette demande, c’est tout le Mali qui devenait un État terroriste. »


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