Justice

Affaire Omar Raddad : l’enquête relancée grâce à une trace ADN

25 ans après les faits

Jean / 24 octobre 2016

L’un des magistrats s’était illustré à ce procès, par un racisme qui n’avait pas ému le jury ni la chancellerie. 

« N’avez-vous pas honte de ne pas savoir lire ? » et cette énormité : « vous êtes musulman et vous égorgez vous-même le mouton ! Donc … » 

Et la bonne grande presse ne s’était pas émue outre mesure de cette déclaration rangeant implicitement tous les musulmans dans le camp des égorgeurs potentiels. Et c’est ce racisme anti musulmans qui a détruit la vie d’Omar Raddad, laissé la mort de Ghislaine Marchal impunie, permis que, depuis 25 ans, un assassin soit en liberté. Tout ça parce que, ainsi que l’avait dit Jacques Vergès : « le crime d’Omar Raddad est d’être musulman ! » … au pays des Droits de l’Homme et du citoyen. 

Resté impuni, encouragé même par d’incessantes déclarations de responsables politiques chassant sur les terres du FN, ce racisme a, peu à peu, gangrené, tout le champ politique, au point de trouver “normal” que les musulmans soient ghettoïsés dans des zones où la pègre fait sa loi puisque la loi s’est détournée de ces quartiers où elle tente aujourd’hui, mais à quel coût humain, de reprendre pied. 

Jean


Affaire Omar Raddad : l’enquête relancée grâce à une trace ADN

Nouveau rebondissement dans l’affaire Omar Raddad. Le procureur de Nice a annoncé jeudi qu’un soupçon de concordance entre la nouvelle trace ADN et une empreinte génétique du fichier national a été constaté lors de la procédure d’enquête judiciaire. Ce revirement spectaculaire, après la longue bataille de Maître Jacques Vergès, pourrait faire basculer définitivement l’affaire dans les mois qui viennent.

Ces nouveaux éléments et ces preuves, des empreintes génétiques, avaient été récemment versés au dossier par l’avocate Maître Sylvie Noachovitch, qui assure la défense d’Omar Raddad. Elle a tenu à réagir après l’annonce d’une possible identification d’une trace ADN sur des scellés de l’affaire de son client, Omar Raddad. L’ancien jardinier ne serait pas l’homme correspondant à ce prélèvement. Cette preuve relance donc totalement l’affaire et pourrait disculper définitivement Omar Raddad.

Le jardinier Marocain avait été condamné à 18 ans de réclusion criminelle pour le meurtre de Ghislaine Marchal en juin 1991. Après sept ans de prison de prison, il avait bénéficié d’une grâce présidentielle partielle de la part de Jacques Chirac. Omar Raddad avait bénéficié d’une libération conditionnelle deux ans plus tard, après un comportement exemplaire en prison.

Ces révélations dans l’enquête judiciaire laissent entrevoir la possibilité d’un procès en révision.

http://www.minutenews.fr/actualite/affaire-omar-raddad-lenquete-relancee-grace-a-trace-adn-185649.html


Kanalreunion.com