Justice

Claude Hoarau en garde à vue à quelques semaines des élections

Une manœuvre aussi grosse que les manipulations de l’UMP

Témoignages.re / 2 février 2011

A quelques semaines des cantonales, Claude Hoarau a été placé en garde à vue à la suite d’une plainte déposée par une colistière de Cyrille Hamilcaro. Une telle coïncidence de date interpelle forcément. Le peuple ne cesse de renouveler sa confiance en l’équipe conduite par Claude Hoarau à chaque élection. Cela déplaît forcément au pouvoir en place et à ses exécutants locaux. Qui peut encore croire à l’impartialité du traitement des affaires à La Réunion.

Une colistière de Cyrille Hamilcaro avait déposé plainte contre Claude Hoarau le 1er juillet 2010. C’est le 1er février 2011, que Claude Hoarau, Roger Hoarau, Fabrice Hoarau et six autres personnes sont convoqués à la caserne Vérines à Saint-Denis pour répondre aux questions des gendarmes dans le cadre d’une enquête préliminaire. À la surprise générale, cette audition se transforme en garde à vue.
Fabrice Hoarau ressort libre vers midi. Et il faudra attendre après 20 heures pour que Claude et Roger Hoarau ressortent libres également.
La troublante coïncidence de dates a été soulevée par Maître Boniface, avocat du maire de Saint-Louis. Ce placement en garde à vue est « étrange au regard du calendrier », a-t-il dit. « C’est curieux de voir cette affaire surgir alors que mon client est convoqué au tribunal correctionnel le 17 février prochain et que nous sommes à la veille du début de la campagne pour les cantonales », rappelait-il. Quant au fond de l’affaire, « Je ne vois pas d’implication personnelle de mon client dans cette affaire. Il n’y a pas d’infraction commise », commentait maître Rémy Boniface.
A quelques semaines des élections, cette manœuvre est aussi grosse que les manipulations de l’UMP.

La campagne a commencé

Rappelons qu’à maintes reprises, des progressistes ont déposé plaintes pour des faits très graves et avérés. Malgré tous les éléments fournis, les personnes visées n’ont jamais été inquiétées, jamais convoquées.
Mais dans ce cas précis, c’est une plainte déposée par une opposante politique déclarée au maire de Saint-Louis qui est instruite par l’institution. Ensuite, cette institution décide d’une garde à vue à quelques semaines des élections.
Et, immédiatement, cette décision est exploitée par un média qui part dans les rues de Saint-Louis tenter de recueillir des réactions et prend le parti pris de sélectionner celles qui sont les plus défavorables à l’équipe que la population s’est choisie à deux reprises depuis 2008.
C’est bien là le problème pour le pouvoir en place et ses exécutants locaux. Il ne peut pas changer le peuple, alors tous les moyens sont utilisés pour tromper le peuple afin d’obtenir un résultat qui serve les intérêts de l’UMP.


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