À 19 heures 55 sur Planète Canal Satellite : "Faites entrer l’accusé"
27 octobre 2006
Documentaire français.
Pour ceux qui préfèrent les documentaires ou les magazines sur notre histoire contemporaine, j’ai trouvé ce qu’il vous faut sur la chaîne parabolée Planète.
L’émission documentaire "Faites entrer l’accusé" nous proposera de revenir sur l’assassinat du juge Michel. En cette période où l’on ne cesse d’accuser les jeunes de tous les maux et notamment d’agresser les représentants de l’ordre, il est intéressant de revenir en arrière et d’analyser les années où la justice était la cible du grand banditisme. Bien évidemment, ces années étaient beaucoup moins médiatisées, d’autant plus que bon nombre de hauts responsables n’hésitaient pas à franchir la ligne et à fréquenter des voyous. Il est bizarre que lorsqu’il s’agit de jeunes des banlieues, on parle de "racailles" et que lorsqu’il s’agit de "cols blancs" on dit "voyous". Un jour il faudra que je revienne sur cette distinction.
Le 21 octobre 1981, le juge Pierre Michel (Le Sheriff), trente-huit ans, est assassiné de trois coups de revolver tirés à bout portant, alors qu’il regagnait son domicile. Ce jeune magistrat plein de fougue était connu pour l’opiniâtreté avec laquelle il luttait contre les barons de la drogue de la fameuse "French connexion".
Ce document tente de faire revivre, dans le climat de la France d’alors, les circonstances de ce drame. Il est en effet de notoriété publique que le juge Michel était en train de démanteler un important réseau de trafic d’héroïne à Saint-Maximin, dans le Var, et qu’il était sur le point de faire "tomber" Gaëtan Zampa, le célèbre parrain marseillais.
La vie du "Sheriff" a été adaptée à l’écran dans un excellent film de Philippe Lefebvre, "Le Juge", avec dans le rôle du juge Jacques Perrin. De temps en temps il est salutaire de se détourner de la banlieue et de jeter un œil sur les trafics des hommes pratiquement intouchables et qui portent chemises blanches et cravates. Même en prison, on fait une distinction : La "racaille", on l’entasse dans des cellules surpeuplées, tandis que les voyous en cols blancs ont droit à un régime particulier dans le quartier V.I.P.
Philippe Tesseron
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