APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
À la veille de manifestations sans précédent
1er février 2011, par

Une semaine après les premières manifestations, le mouvement de contestation en Égypte s’intensifie. Les opposants au régime de Mohamed Hosni Moubarak ont lancé, le lundi 31 janvier, un appel à la grève générale et à une marche géante aujourd’hui.
Rassemblés sur la place Tahrir (place de la Libération), cœur de la révolte dans le centre du Caire, les manifestants comptent sur le bouche-à-oreille pour diffuser leur appel, car Internet reste bloqué et le service de messagerie mobile est perturbé.
Les mêmes et on recommence
La télévision officielle égyptienne a annoncé lundi 31 janvier la formation d’un nouveau gouvernement avec de nombreux ministres reconduits, hormis le ministre de l’Intérieur, Habib el-Adli, dont les manifestants réclamaient le départ. En effet, ce dernier était, selon des contestataires interviewés par l’AFP, responsable des violences. « Le ministre de l’Intérieur est responsable de toutes les violences, car c’est la police qui a tiré sur les manifestants », estimait l’un d’eux, Hussein Ali. Cependant, Mohamed Hosni Moubarak a mis un général de la police, Mahmoud Wagdi, à sa place.
Le Président Moubarak a nommé Mourad Mowafi à la tête des services de Renseignements et annoncé que le nouveau Premier ministre, Ahmad Chafic, devrait « promouvoir la démocratie par le dialogue ». Face à ce remaniement qui n’en est pas un, les affrontements dans de nombreux endroits à travers l’Égypte risquent de continuer. Alors que ceux-ci ont fait au moins 125 morts et des milliers de blessés depuis le mardi 25 janvier.
Évacuation des étrangers
Une dizaine de pays ont pris des mesures pour évacuer leurs ressortissants d’Égypte, au moment où de plus en plus de vols commerciaux sont annulés, suspendus ou retardés, en raison du couvre-feu imposé par les autorités égyptiennes.
L’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Bahreïn, le Koweït, le Qatar, la Jordanie, l’Azerbaïdjan, la Suisse, les États-Unis, l’Australie, la Turquie, le Japon et, entre autres, le Canada ont appelé leurs citoyens à quitter l’Égypte alors que le gouvernement français n’envisage pas de rapatrier ses ressortissants.
Certains pays comme la Belgique et l’Irak ont proposé d’évacuer leurs ressortissants bloqués en Égypte. « Nous enverrons tous les avions nécessaires pour ceux qui veulent quitter l’Égypte », a déclaré un porte-parole du Ministère des Transports, Aqeel Hadi Kawthar, à l’Associated Press. Face aux centaines de départs, pourquoi les Français ne sont-ils pas comptés parmi les futurs rapatriés ?
Céline Tabou
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