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Yannick Badroudine, membre de la section PCR de Saint-Denis
27 janvier 2009
Yannick Badroudine a participé à l’opération qui a lancé la conférence extraordinaire du PCR samedi dernier : la plantation de 50 arbres sur la route des Tamarins.
Comment ressentez-vous le fait d’avoir planté un arbre sur le site de la route des Tamarins à l’occasion des 50 ans du PCR ?
En tant que membre de la section de Saint-Denis, cela a été un honneur pour moi. Mon geste n’est pas exceptionnel et j’appelle tous les jeunes à planter ou à venir planter un arbre.
Le PCR s’est toujours impliqué dans le développement durable de La Réunion et cette implication se concrétise ici à travers la conciliation entre la réalisation d’un espace boisé et d’une infrastructure routière. En effet, ce bois d’olives que j’ai planté s’inscrit dans le programme de plantation de 550.000 arbres prévus d’ici l’ouverture de la route aux automobilistes. La Réunion peut ainsi apporter sa contribution à la réduction des effets de la déforestation et, dans cette perspective, cette démarche exemplaire s’insère dans le cadre plus global de la politique de développement durable initiée par la Région Réunion et visant à tendre vers l’autonomie énergétique à l’horizon 2025 par le biais de la maîtrise de l’énergie et de l’utilisation des énergies renouvelables. Le problème de l’environnement est de nos jours une préoccupation mondiale, chaque être humain doit aujourd’hui s’impliquer.
En tant que scientifique, pouvez-vous nous dire plus sur le problème de la déforestation ?
Le monde a perdu près d’un tiers des forêts en l’espace d’un siècle et demi. Cette ressource est d’une grande valeur environnementale : en effet, les végétaux captent le dioxyde de carbone, gaz à effet de serre, pour synthétiser leurs molécules organiques grâce à la photosynthèse, constituant ainsi un puits de gaz carbonique.
En novembre 2001, les premières estimations officielles sur la capacité d’absorption de la végétation ont été communiquées : selon elles, les forêts et les autres types de végétations peuvent prélever entre 20 et 30% des émissions CO2, et cette valeur pourrait encore être augmentée par des reboisements.
Les modèles climatiques ont par ailleurs montré un lien clair entre déboisement et changement climatique.
En outre, le déboisement peut avoir des conséquences environnementales nuisibles pour les écosystèmes des forets.
Enfin, les forêts absorbent beaucoup de lumière du soleil pour la photosynthèse, et seulement environ 12 à 15% sont reflétés. Les grandes quantités d’énergie absorbées par les forêts agissent pour stimuler les courants de convection dans l’air qui augmentent la production des précipitations. Les forêts tropicales sont en particulier des endroits très humides. Les régions déboisées, en revanche, reflètent environ 20% de la lumière du soleil. Les régions déboisées, par conséquent, peuvent devenir plus sèches en raison de la perte de végétation, augmentant le risque de désertification. À mesure que la région de déboisement augmente, l’impact sur le climat augmente également.
Propos recueillis par ER.V.
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