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Deux ans après la liquidation de l’ARAST

L’exploitation politicienne éclairée par un nouvel exemple

24 janvier 2012 Manuel MARCHAL

Comment justifier qu’à la différence d’une institution de la République totalement étrangère à la faillite d’une association, l’émanation d’une caisse patronale parisienne qui refuse d’appliquer la loi bénéficie de la protection de la force publique ? Qu’y a-t-il donc à cacher ?

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La liquidation de l’ARAST a ouvert le droit à tous les salariés à une indemnisation quelle que soit la suite des événements. Cette indemnisation, elle est assurée par l’AGS. Il a fallu deux ans pour qu’enfin l’AGS soit la cible des manifestants, mais à la différence du Conseil général, cette institution est protégée par la force publique lorsque des anciens salariés de l’ARAST veulent y pénétrer.
S’il fallait un fait pour démontrer que la détresse des anciens salariés de l’ARAST a été exploitée à des fins politiciennes quelques mois avant les élections régionales, celui-ci est très éclairant.
Rappelons qu’au lendemain de la liquidation de l’ARAST, les dirigeants responsables de cette faillite et l’AGS, responsable de la réparation du préjudice infligé aux travailleurs, ne sont pas inquiétés. Une meneuse prend les choses en main et dirige la colère vers le Conseil général. Cette personne sera ensuite en quatrième position sur la liste UMP aux régionales, puis vice-présidente de Didier Robert à la Région.
Cette future élue UMP mène la prise de l’hémicycle du Conseil général, puis son occupation. Ce fait a pour conséquence de paralyser une institution dirigée par des partis politiques opposés à l’UMP.
Les observateurs n’ont pas manqué de faire le parallèle entre cette occupation et le blocus de plusieurs jours de la Région par des camionneurs l’année précédente. Dans les deux cas, le responsable de l’autorité publique a choisi de laisser faire.
Hier, cette autorité a manifestement changé de stratégie puisque dès que les manifestants ont tenté de pénétrer à l’intérieur du bâtiment de l’AGS, ils ont été repoussés par des policiers en nombre suffisant. À moins de croire que cette présence policière soit une pure coïncidence, des questions ne manqueront pas de se poser.

M.M.

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