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Philippe Berne, acteur du classement de La Réunion au Patrimoine mondial
3 août 2010
Suite à l’inscription de La Réunion au Patrimoine mondial par l’UNESCO, Philippe Berne se dit satisfait de cette décision qui va apporter beaucoup à La Réunion.

Philippe Berne « Nous avons voulu que le parc soit non seulement une structure de protection de l’environnement… (photo MM)
Quand a été émise l’idée de créer une structure visant à protéger la nature réunionnaise ?
— Cette idée date d’il y a longtemps. On parlait alors de protection de l’environnement et de parc. C’est le Schéma d’Aménagement Régional (SAR) en 1995 qui a délimité une zone littorale et dans les Hauts. En 1996, une structure est créée, la Cellule Locale Environnementale qui a lancé deux pistes possibles, soit la création d’une association, qui est aujourd’hui un GIP associé à la Réserve marine, soit une Haute Commission dont l’objectif est de savoir quelle est la meilleure structure pour protéger la nature. Trois possibilités sont ressorties : un parc naturel régional, un classement des différents sites, ou un parc naturel national. C’est la dernière proposition qui a été gardée. Mais nous avons souhaité des modifications législatives. Par la suite, l’État a préparé le terrain, pour aboutir à la mise en place du Parc naturel national de La Réunion. Il est important de noter que le Parc naturel est un outil de gestion.
Où se situaient les principales oppositions à ce projet ?
— Nous avons eu des oppositions, comme dans tout dossier, mais de manière générale, l’idée d’un Parc naturel destiné à protéger la nature réunionnaise a été un franc succès. Cependant, il est à noter que l’actuel président de la Région, Didier Robert, et M. Bénard étaient contre ce projet. Ces derniers ne voulaient pas que La Réunion soit mise en cage.
Nous avons également beaucoup travaillé auprès du public, afin de leur expliquer et de dépasser les idées reçues. Nous avons voulu que le parc soit non seulement une structure de protection de l’environnement, mais aussi un outil permettant le développement économique de l’île.
Que pensez-vous de l’inscription du Parc naturel au patrimoine mondial de l’UNESCO ?
— C’est une réelle satisfaction, mais nous ne souhaitons pas que ce dossier soit détourné par des personnes qui étaient totalement contre au départ. Parce que nous nous sommes battus, Marie-Pierre Hoarau et moi, pour que ce projet aboutisse.
Propos recueillis pas Céline Tabou
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