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Destination santé
17 novembre 2009
Fatigue persistante, difficultés à se concentrer, humeur ou vigilance perturbée… les insomniaques éprouvent bel et bien le sentiment d’être malades. Ce n’est pas forcément l’avis de la Haute Autorité de Santé (HAS). Sans nier qu’il y a là un « important problème de santé publique », celle-ci considère l’insomnie comme un simple “trouble” du sommeil. Dans ses recommandations pour la prise en charge du patient adulte se plaignant d’insomnie, elle la définit ainsi comme « le ressenti d’une insuffisance de l’installation ou du maintien du sommeil, ou d’une mauvaise qualité restauratrice, associée à des retentissements diurnes ». Fatigue, perte de concentration, manque de mémoire, irritabilité relèvent ainsi du « ressenti »… Mais un ressenti qui doit être pris au sérieux. Dans tous les cas, précise en effet la Haute Autorité, « le caractère subjectif des troubles nécessite une analyse diagnostique particulièrement attentive ».
Neurologue et directeur du laboratoire du sommeil au CHU de Montpellier, le Pr Yves Dauvilliers est confronté quotidiennement à la souffrance et aux plaintes de ses patients. Lui aussi pense que « l’insomnie doit être considérée comme un trouble ». Et pas question de la prendre à la légère. Car « elle peut révéler une maladie sous-jacente ou associée, comme la dépression ou le syndrome des jambes sans repos ».
Si vous éprouvez des difficultés à vous endormir le soir, si vous vous réveillez plusieurs fois dans la nuit ou en cas de réveil trop matinal, parlez-en donc à votre médecin. « Surtout si le problème persiste, avec des conséquences diurnes sur la qualité de vie », insiste le Pr Dauvilliers. Au professionnel de santé ensuite, de trouver la cause de l’insomnie. Dans 80% des cas elle est liée au stress, à l’anxiété ou à la dépression. A partir de là, il pourra choisir une prise en charge adaptée.
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