Le protocole est la seule arme actuelle des Nations Unies dans le combat contre le réchauffement climatique, avant le Sommet mondial sur le Climat prévu dans deux mois à Copenhague.
Pour préparer cette réunion, les 180 pays réunis à Bangkok tentent de combler leurs divergences sur un projet de pacte visant à ce que tous les pays approfondissent leurs efforts pour ralentir le rythme du réchauffement.
Le traité de Copenhague sera censé élargir et étendre aux pays en développement la portée du Protocole de Kyoto, dont la première phase expire en 2012. Le Protocole de Kyoto lie actuellement 37 pays industrialisés sauf les États-Unis.
« Il est devenu évident et manifeste que l’intention des pays développés est de tuer l’accord de Kyoto », a estimé Lumumba d’Aping, président du groupe de négociateurs du G77, plus la Chine.
Le représentant spécial de la Chine pour le Changement climatique, Yu Qingtai, a pour sa part accusé les pays riches de vouloir changer les règles du jeu à la dernière minute.
« Je n’ai pas encore entendu un pays développé ou un groupe de pays développés se dresser pour dire à l’opinion qu’il n’est pas là pour tuer le Protocole de Kyoto », a-t-il dit.
Les pourparlers de Bangkok se focalisent sur l’« architecture légale » du nouveau pacte à partir de 2013. Les États-Unis, l’Australie et l’Union européenne refusent de prendre leur part de responsabilité. Ils sont aujourd’hui les plus grands pollueurs de la planète en termes d’émission par habitant.
Sanjiv Dinama























