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13 février 2010
La visite de Nicolas Sarkozy n’était pas la visite d’un chef d’Etat mais celle du leader d’un mouvement politique : l’UMP. Toute la presse réunionnaise mais aussi nationale l’a bien vue sous cet angle. Le but était clair : donner la feuille de route pour ces élections, confirmer le rôle de Didier Robert comme tête de liste et mâcher le travail à tout le monde dans l’hypothèse où les UMP locaux n’auraient pas été capables d’élaborer leur programme… Il leur a tout préparé, dans tous les champs de compétence de la Région, le tout sous le label "développement durable". La droite n’avait plus qu’à reprendre les thèmes… c’était à la portée de tout le monde. Après cette visite, l’essentiel du boulot étant fait, tout aurait dû rouler.
Et Nicolas Sarkozy a refait la même chose en Corse : il a donné le programme, les consignes, etc…
Quelques jours plus tard, dans "le Figaro", on apprend que les autorités UMP chargée de valider les candidatures des listes, a décidé de ne pas s’occuper ni de l’Outre-mer ni de la Corse, avec une allusion du journaliste au fait que c’était Sarkozy lui-même qui s’en était chargé lors de ses visites.
On voit aujourd’hui le résultat : en Guadeloupe, une députée UMP a décidé de rouler pour le président sortant ; en Corse, c’est la foire d’empoigne, et à La Réunion, il n’y a plus d’union… les leaders de cette même droite n’ont jamais relevé le moindre mot des préconisations élyséennes pour le développement de notre île.
Pour une prise de responsabilité, c’est une sacrée prise de responsabilité ! La droite réunionnaise vient de s’émanciper de l’autorité parisienne. Mais le résultat n’est certainement pas celui escompté par Paris : elle s’est totalement auto-détruite. C’est dur, l’apprentissage de la responsabilité et de l’autonomie de pensée et d’action….
Kora-ly Payet
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