APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Dominique Mardaye, président du Collectif départemental des consommateurs contre les abus bancaires et membre du COSPAR
29 avril 2009, par

Signé le 1er avril, le protocole d’accord entre les banques et le COSPAR prévoyait de la part des établissements financiers des engagements à faire baisser les prix. Samedi dernier, le COSPAR a présenté les premières propositions concrètes des banques qui s’appliqueront à partir de vendredi. Des baisses de prix garanties avec des moyens pour les pérenniser, précise Dominique Mardaye.
Quels sont les changements positifs auxquels la population peut s’attendre à partir de vendredi ?
- Le 1er avril, nous avions signé un protocole qui était au départ minimaliste, mais plaçait les banques au pied du mur. Les propositions des établissements bancaires dépassent maintenant largement le projet de protocole. Le COSPAR est satisfait, mais nous sommes également conscients de l’énorme travail qui reste à faire.
Les baisses de tarifs vont profiter à tout le monde. Plusieurs établissements proposent désormais la gratuité des retraits au guichet, cela touche par exemple les personnes illettrées ou âgées, et plus largement toutes les personnes exclues du système bancaire. Nous avons par exemple la diminution ou la suppression des frais de tenue de compte, cela concerne toute la population.
Nous avons aussi des propositions pour les professionnels. C’est par exemple le cas de la diminution des frais pour les chèques retournés, ou la disparition des pénalités pour anomalies des frais de dépôt des chèques dans la banque qui détient 35% du marché à La Réunion. Nous avons aussi obtenu des outils pour travailler sur la pérennité, nous sommes donc globalement satisfaits.
Quels sont ces outils ?
- Le 1er juin, se réunira l’Observatoire des tarifs bancaires. Nous travaillons aussi à la publication au mois de septembre d’une étude comparative. Et au premier trimestre de chaque année, nous avons droit à une réunion de renégociation annuelle des conditions de l’intervention bancaire à La Réunion.
D’autres avancées sont-elles encore possibles ?
- Les banques peuvent encore faire un effort. Pour le moment, ce sont entre 3 et 8 lignes de tarif qui baissent. Nous allons travailler à obtenir d’autres baisses en sachant que les banques à La Réunion disposent de 180 lignes tarifaires. Nous serons notamment vigilants sur les forfaits, afin que l’usager ne soit pas obligé de payer des services dont il n’a aucune utilité.
Nous serons aussi attentifs sur les crédits revolving, et plus largement sur les risques d’endettement. Car en cette période de crise, on a une perte de pouvoir d’achat, ce qui n’empêche pas de voir fleurir les offres de publicité pour des crédits.
Nous demandons aux personnes qui ont un désir d’achat de peser le pour et le contre, de regarder sur toute la ligne. La situation sociale est difficile, et les risques de surendettement existent.
Propos recueillis par M.M.
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