APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Lors d’une rencontre à l’ODEADOM
23 juin 2004

À l’approche de l’ouverture de la campagne sucrière, la CGPER a rendu compte hier d’une réunion du Comité Canne Sucre de l’ODEADOM à Paris, qui a confirmé les menaces qui pèsent sur la filière canne-sucre de La Réunion et où elle a obtenu l’organisation d’une réunion exceptionnelle de tous les acteurs afin de définir une stratégie pour l’ensemble de l’Outre-mer.
Le Comité Canne Sucre de l’ODEADOM, réuni le 14 juin à Paris, a été l’occasion pour Jean-Yves Minatchy d’attirer une nouvelle fois l’attention sur les dangers qui menacent la filière canne-sucre outre-mer et en particulier à La Réunion. Les commissaires européens insistent sur les problèmes à venir. Le président de la CGPER retient que trois options sont proposées : "le statu quo", qu’il juge impossible, "la baisse des prix et la baisse des quotas" ou "la reconversion". Il semble que ce soit la deuxième solution qui se profile et qui devrait être annoncée ce 14 juillet par les commissaires européens.
La CGPER leur a adressé plusieurs courriers depuis l’année dernière pour affirmer son refus catégorique d’une éventuelle baisse des prix et des quotas. Elle propose de s’axer vers la reconversion, en donnant à la profession les moyens nécessaires, tout en restant consciente que la production fruitière se heurte à des difficultés d’exportation. Dans ces courriers, la CGPER demande la mise en place de mesures compensatoires en cas de baisse des quotas et des prix.
Pour Jean-Yves Minatchy, les inquiétudes sont nombreuses, comme l’ouverture du marché européen par l’accord “Tout sauf les armes” aux pays ACP ou le fait que des États demandent la fin des subventions pour l’exportation des produits agricoles...
"À 10.000 kilomètres, on entend les discours des commissaires, on voit des accords se signer... mais les principaux concernés c’est nous. Nous qui vivons avec une épée de Damoclès sur la tête", estime le président de la CGPER. "C’est impossible de continuer à traiter comme ça. Nous avons demandé au gouvernement une réunion avec les commissaires européens, en associant les professionnels, les trois parlementaires européens et les présidents de Région et de Département d’Outre-mer".
Demande acceptée par le Comité Canne Sucre, ce dont se félicite la CGPER. Le but essentiel de la future réunion est de "redonner confiance aux producteurs de canne". La CGPER sera pour sa part porteuse de propositions touchant au problème du coût de production ou visant à revitaliser les coopératives.
Eiffel
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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