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Dr Frédérik Staikowsky, co-organisateur de la première journée de la recherche hospitalo-universitaire
30 novembre 2009
Le Centre Hospitalier Régional (CHR) et l’Université de La Réunion ont organisé, samedi 28 novembre 2009 au Campus Universitaire du Tampon, la 1ère journée Recherche hospitalo-universitaire au Campus Universitaire du Tampon. L’occasion d’établir un bilan et une restitution des avancées médicales dans certains domaines comme le chikungunya. Cette journée a favorisé les échanges entre les équipes de recherche, promu les travaux de recherche en transversalité et renforcé les liens avec les équipes de recherche du CHR, de l’Université et d’autres structures impliquées dans le domaine des sciences médicales. Le Dr Frédérik Staikowsky, co-organisateur de cette maniffestation fait le point et par ailleurs Chef de service des urgences de l’hôpital de Saint-Pierre.

Le Dr Frédérik Staikowsky indique qu’un chercheur indien a présenté un travail sur la chikungunya réalisé en partenariat avec l’Université de La Réunion. (photo YVDE)
Vous dites que notre situation en zone Océan Indien fait de notre territoire un haut lieu de la recherche et de la réflexion dans le domaine des maladies infectieuses et émergentes. Comment cela se concrétise-t-il ? Et comment cela peut-il évoluer ?
— Cette première journée est axée sur La Réunion. Il s’agit de renforcer les liens entre les équipes de recherche fondamentale et clinique du Nord et du Sud dans la perspective de la création du futur Centre hospitalier universitaire (CHU). Mais aussi avec l’Université, le CYROI, le Centre d’investigation clinique, le Centre d’investigation et de recherche épidémiologique...
Avant de créer des liens à l’extérieur, il nous faut fédérer la recherche et les initiatives de recherche. Par exemple, dans le cadre d’une meilleure connaissance des effets cliniques des produits phytosanitaires, la discussion avec l’université nous a permis d’expliquer les effets cliniques observés.
Dans le futur, il nous faudra susciter des liens plus importants avec les équipes de chercheurs de l’Océan Indien. Mais déjà aujourd’hui, nous avons entendu la contribution d’un chercheur indien qui a présenté un travail sur le chikunguya réalisé en collaboration avec l’université à Saint-Denis.
Au programme, il y avait une session sur le chikungunya. Quelles sont les évolutions, le résultat des recherches ? Où en est la mise au point du vaccin ?
— Du point de vue clinique, nous avons maintenant une idée du nombre de Réunionnaises et de Réunionnais atteints et une idée de l’évolution de cette maladie. Du point de vue de la recherche fondamentale, nous avons plus d’explications sur les mécanismes immunitaires de la maladie. Nous n’avons pas abordé ce matin (samedi matin NDLR) la question du vaccin.
Quant à l’évolution de la maladie, on rencontre maintenant l’Aedes albopictus dans le Sud de l’Europe et il existe une possibilité d’émergence dans le Sud de la France et en Italie où quelques cas de chikungunya ont été constatés l’année dernière.
D’autres maladies émergentes nous interpellent : le West Nile à Mayotte et la dengue à La Réunion. La discussion a tourné autour de la détection de ces maladies sur le plan biologique.
La création future d’un CHU permettra-t-elle le développement de la recherche ?
— La transformation du Centre hospitalier régional (CHR) en Centre hospitalier universitaire CHU entraînera la création de postes hospitalo-universitaires.
Les médecins nommés sur ces postes appartiendront à la fois à l’université et à l’hôpital. Il y aura donc, sur ces postes, une part de recherche plus importante. La recherche hospitalo-universitaire est très active à La Réunion. La création du CHU va permettre de la booster. On l’a vu ce matin à travers les interventions.
Propos recueillis par YVDE
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