Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
De Nantes à La Réunion
27 mars 2012

Du 22 au 24 mars, Nantes a accueilli les rencontres internationales du Mémorial avant l’ouverture dimanche 25 mars du Mémorial de l’abolition de l’esclavage. La ville de Nantes fait amende honorable, en assumant son passé de première ville négrière de France, elle qui fut la dernière à armer des bateaux et refuser l’arrêt de la traite au XIXe siècle. Pour assurer le succès de cette manifestation, elle a demandé à la directrice de la MCUR d’assurer la direction des Rencontres internationales.
Directrice de la Maison des Civilisations et de l’Unité réunionnaise (MCUR) et présidente du Comité pour la Mémoire et l’Histoire de l’Esclavage, Françoise Vergès a été nommée directrice scientifique des "Rencontres Internationales du Mémorial" de l’abolition de l’esclavage à Nantes. Or, durant des années, la politologue reconnue pour ses travaux sur l’esclavage et la colonisation a subi de nombreuses attaques sur « son intégrité intellectuelle ».
Voilà qui ne va pas manquer de faire réfléchir à La Réunion.
Car dans notre île, Françoise Vergès a été scandaleusement accusée de toucher un salaire de plus de 5.000 euros par des opposants à la MCUR. Pierrot Dupuy a été jusqu’à porter plainte contre Paul Vergès pour prise illégale d’intérêt suite à la nomination à la direction scientifique de la MCUR de Françoise Vergès. La plainte a été classée sans suite, mais le propriétaire de "Zinfos974" voulait ternir la réputation de François Vergès, et porter un coup aux projets réunionnais qui vont à l’encontre des intérêts de la classe dominante.
Aujourd’hui, les attaques continuent d’après le "Journal de l’île de La Réunion". Il cite une source, bien sûr anonyme, monter au créneau pour s’insurger contre l’absence des historiens Sudel Fuma et Prosper Ève ou encore Claude Wanquet et Hubert Gerbault. Cette source met en cause Françoise Vergès, directrice scientifique et non responsable des invitations du Mémorial et des Rencontres Internationales, pour avoir « trahi les siens ». La moindre des choses aurait été de faire connaître aux lecteurs la position des personnes sensées avoir été "trahies". Chacun aura pu remarquer l’absence de cette mise au point… tout en sachant qu’un autre chercheur réunionnais était invité à ces Rencontres internationales.
Il s’agissait de Carpanin Marimoutou, membre du Centre de recherche sur les langues, la communication et les littératures dans les espaces créoles et francophones (LCF) et directeur du Master Recherche “L’Océan Indien en ses textes”.
Des intervenants de renoms à Nantes
Les Rencontres ont réuni des chercheurs de plusieurs disciplines, des artistes et des acteurs de la mémoire, pour revenir sur le long combat pour l’abolition de la traite négrière et de l’esclavage colonial et de débattre d’enjeux contemporains.
Parmi eux, Eric Komlavi Hahonou, co-réalisateur du film "Les esclaves d’hier" ; Romuald Fonkoua, rédacteur en chef de la revue Présence africaine ; Karfa Diallo, président de la Fondation du Mémorial de la Traite des Noirs ; Laurella Rincon, conservatrice du patrimoine chargée des musées, du patrimoine ethnologique et immatériel et de l’Outre-mer ; Pascal Blanchard, historien et chercheur au Laboratoire Communication et Politique du CNRS, il co-dirige le Groupe de recherche Achac/Colonisation, immigration, post-colonialisme depuis 1989 ; et entre autres Frédéric Charlin, avocat et chargé d’enseignements à l’Université catholique de Lyon, en droit international des droits de l’homme. Ces Rencontres ont évoqué le colonialisme, ses causes et conséquences sur les peuples concernés et dans divers domaines, dont le droit, l’histoire, la littérature et la philosophie.
Didier Robert donne aux pétroliers
un montant équivalent à la moitié de la MCUR
Au moment des manifestations contre le prix des carburants, le président de la Région a tenté d’apaiser la situation en promettant la baisse de 8 centimes du prix des carburants. Cette décision devrait coûter à la collectivité 30 millions d’euros. Cette mesure pèsera sur les ménages et notamment la réduction des investissements de la Région. Mais Didier Robert a surtout permis aux pétroliers de ne pas rogner sur leurs marges à La Réunion.
Après avoir combattu pendant des années la MCUR, présentée comme trop couteuse, Didier Robert jette 30 millions d’euros par la fenêtre rien que pour l’année 2012, soit la moitié du prix de la MCUR. De plus, cette mesure ne devrait pas éviter la hausse du prix des carburants, face à la situation internationale. Pour rappel, la MCUR coûtait 67 millions d’euros tout compris : construction et exploitation.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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