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"Kaya, autopsie d’une légende"

La lumière sur sa vie

samedi 6 juin 2009

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L’aventure de Kaya est dévoilée par Sedley Richard Assonne avec "Kaya, autopsie d’une légende". Un ouvrage indispensable.

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Sedley Richard Assonnne signe "Kaya, autopsie d’une légende" et "Les femmes du séga".

La mort de Kaya à Alcatraz — prison de l’île Maurice — demeure un mystère. Sa vie est nouée à son île, ses habitants qu’il aimait par dessus tout. Sa vie, Sedley Richard Assonnne, journaliste mauricien au "Matinal" et poète, l’a peinte avec "Kaya, autopsie d’une légende" (1). Aux médias de La Réunion, il a tour à tour présenté son ouvrage —indisponible, on le regrette, chez les libraires de l’île. Clin d’œil à Annie Darencourt et au Lion’s Club Edmond Albius, les initiateurs de la venue de cet auteur.

L’aventure commence avec Wind & Fire

Kaya ou Joseph Reginald Topize a chanté le seggea. Mais « l’aventure musicale » de Kaya, comme le retrace Sedley Richard Assonnne, débute sur une connotation funk avec Wind & Fire, un groupe à succès dans les années 80. Sa route va croiser celle du docker et chanteur « Stéphano Doré, dit Lelou Menwar » en 1982. « À l’époque, je (Menwar) travaillais sur ma cassette "Letan lanfer". J’avais besoin d’un guitariste. Un ami (…) m’a parlé de Kaya ». Menwar se rend à Camp Zoulou où habite Kaya. « Je me rappelle du pié lakol et des raquettes (épineux) dans la cour. Je lui ai parlé de mon projet musical. Et un jour, il est venu chez moi, à Cassis, et n’a plus quitté mon cagibi. Une amitié était née entre nous. On est entré en studio et "Letan lanfer" est sorti. Ensuite, on est parti en tournée à Rodrigues. Nous y sommes restés trois mois (…). À Rodrigues, outre les morceaux de Menwar, Kaya joue du Bob Marley ».

« Le langage Madame serret »

Kaya n’a pas inventé le seggae ! Il est « le langage Madame serret », c’est-à-dire, précise Sedley Richard Assonnne, « une autre façon de parler le créole, au lieu de séga, on dit se(é)gage(é)ge(é) ou se(é)gagaga ». Ras Natty Baby, qu’il a rencontré, le rappelle.

Kaya, mort dans des conditions non encore élucidées, a chanté l’amour. "Sime la limière" est repris en cœur dans les églises à Maurice. La vérité sur cet artiste, Sedley Richard Assonnne nous la dévoile. C’est étonnant, et détonnant !

Texte et photo Jean-Fabrice Nativel

Contact : annie.darencourt974@orange.fr

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