Saint-Louis

La Municipalité doit gérer les « erreurs » de la précédente équipe

8 octobre 2008

Claude Hoarau et son équipe ont trouvé les caisses vides en arrivant à la mairie en mars dernier. Les déficits se sont accumulés en 2005, 2006 et 2007 et il s’en est fallu de peu que la commune soit placée sous tutelle.

Le budget de la commune de Saint-Louis a accusé un déficit en 2005, 2006 et 2007. Ce dernier a été absorbé pour permettre à l’équipe conduite par Claude Hoarau de voter le budget 2008 en équilibre. Mais bien sûr ces déficits successifs ne sont pas comblés. Et ce n’est qu’à l’examen du compte administratif 2008 que l’on saura si la politique menée par l’équipe en place aura permis d’effacer ou de réduire ces déficits. Ce n’est pas gagné !
Mais il faut savoir que l’on ne redresse pas une situation financière comme cela dans une commune de 50.000 habitants. Elle est comme un transatlantique en plein élan. Il va falloir que les élus, le personnel municipal et la population "rament" à contre-courant afin d’inverser la dérive des sept années écoulées. Et il ne faudra pas oublier de mettre à l’actif de l’équipe de Claude Hoarau l’annulation de la très forte augmentation des taux d’imposition (+44%) votés par la précédente équipe municipale.
De plus, chaque semaine, les élus découvrent des "erreurs" de gestion qui devront être corrigées. Il va falloir continuer à éponger les conséquences d’une gestion calamiteuse, notamment dans les années 2005 à 2008, années préélectorales. Des "erreurs" qui mettront encore les Saint-Louisiens et les Riviérois à contribution.

D’autres affaires

Comme cette histoire de subvention de la Région Réunion qui devait permettre de rénover, de réhabiliter le bâti scolaire. La collectivité devait financer à hauteur de 70% la rénovation d’une vingtaine d’écoles. Mais cela n’était pas vraiment la préoccupation de l’équipe municipale précédente. Le temps a passé ; les dossiers n’ont pas suivi et la convention est arrivée à terme.
Du coup, la municipalité va devoir représenter les dossiers à la pyramide inversée. Notamment pour rénover l’école Paul Eluard. Cela va entraîner un retard important, les prix vont augmenter... autant de préjudices qui pèseront encore sur la gestion municipale et bien sûr sur les Saint-Louisiens et les Rivièrois. Pire ! La subvention pourrait bien être perdue pour peu qu’elle ait été affectée à d’autres projets.
D’autres "affaires" ont été détectées dont certaines pourraient avoir à connaître la Justice. Comme celle du site internet de campagne de Cyrille Hamilcaro (voir encadré). D’autres font actuellement l’objet d’un examen approfondi ; voire d’une consultation juridique avant d’être transmises à qui de droit.
Comme disent certains, « du temps où Cyrille Hamilcaro était aux affaires... ».

Correspondant


Saisine de la Cnccfp et de la Justice

Un site internet de campagne aux frais des contribuables

Au fil des mois, les élus découvrent des "affaires" qui intéresseront nécessairement la Justice. Aujourd’hui, on sait, par exemple, avec certitude que le site internet de campagne du candidat Cyrille Hamilcaro a été réalisé avec les moyens matériels et humains de la mairie
Le préjudice est estimé à une somme de 1.500 à 2.000 euros. L’affaire a été jugée assez grave par les élus pour être transmise, il y a déjà quelque temps, à la Commission nationale des comptes de campagne et du financement politique, mais aussi à la Justice.
Cette affaire n’est pas isolée. D’autres ont été découvertes, et certaines font l’objet de consultations juridiques. Il s’agit pour les élus Saint-Louisiens, non pas d’accuser sans raisons, mais de défendre les intérêts matériels et moraux des Saint-Louisiens et Rivièrois.


A propos de corruption

Et si l’on parlait du financement des cantonales de 2004

C’est un fait avéré. S’il y a à Saint-Louis quelqu’un qui peu ou prou, a trempé dans la corruption, c’est sans aucun doute Cyrille Hamilcaro. Et nous n’irons pas au tribunal pour cela. Ni pour diffamation, ni pour déni de présomption d’innocence.
C’est en effet de notoriété publique parce que l’intéressé lui-même a, comme l’on dit populairement, « lâché le morceau ». Il a avoué que, dans l’affaire de la vente des terrains fictifs, il avait perçu de l’argent qu’il avait utilisé pour financer en partie sa campagne des élections cantonales de 2004.
Les faits sont là. Dans leur grande simplicité.

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