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20 janvier 2010
La pauvreté concerne aussi les travailleurs, les personnes qui perçoivent ou pas les ASSEDIC, les personnes âgées, retraitées, ou pas, plus les jeunes à la recherche d’un emploi ou d’une formation. Que ces personnes vivent seules ou en couple, avec ou sans enfant, on peut dire que cela représente des milliers et des milliers de Réunionnaises et de Réunionnais en situation de pauvreté !
Exemple d’un couple sans enfant où les deux ont un emploi, un salaire correct. Toutes les semaines, la dépense nourriture s’élève en moyenne à 80 euros. Tout en se serrant la ceinture ! S’ajoutent les prélèvements eau, électricité, loyer, mutuel, factures cartes (retraits gabier), impôts… Plus l’essence, les réparations auto — même si cette dépense n’est pas mensuelle, et heureusement — astronomiques. Et la visite chez le médecin, dentiste, quand c’est nécessaire…
Résultat, tous les jours, on dépense et dépense car c’est vital — rien à voir avec la carte. Conséquences, soit sur votre compte il vous reste quelques euros, soit votre compte est dans le rouge. Des frais en plus pour vous. Sans argent, on devient pauvre. Et à cause du manque d’argent, des disputes peuvent éclater, la séparation est envisagée…
L’argent pourrit les relations. Dans notre société, il faut tout payer, et tout est cher. Pas de travail, pas d’argent, donc pas d’existence dans cette société ou tout est profit(eur). Les profiteurs ne sont pas près de baisser les prix. Et pour cause, ils sont guidés par et uniquement le gain à tout prix, au détriment de la solidarité. Mot qu’ils ont ôté de leur vocabulaire.
En bref, la pauvreté prend plusieurs facettes comme celle apparente des personnes sans domicile fixe. À nous d’agir pour que toutes ces facettes disparaissent.
Jean-Fabrice Nativel
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