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Le maloya inscrit au Patrimoine mondial de l’Unesco, Firmin Viry réagit
3 octobre 2009, par

C’est une des dernières grandes figures vivantes du maloya traditionnel à La Réunion, Firmin Viry est bien sûr « content » de cette inscription au Patrimoine mondial de l’Unesco. « Le travail té dur, nou la mène le combat main dans la main, et aujourd’hui, li porte ses fruits. Mais c’est un commencement, néna encore beaucoup à faire », insiste le gramoun.
Pendant longtemps, le maloya était interdit, « en 1950, 60, 70, dann temps la répression, nou la passe mauvais quart d’heure. Nout ancêtre aussi la enduré. Heureusement navé des militants, èk le parti communiste. Lété pas facile, la empêche a nou avancé, mais aujourd’hui, nou lé récompensé et les ancêtres aussi », raconte Firmin Viry.
Pour ce dernier, le maloya est la musique de la fête de l’abolition de l’esclavage, il ne faut pas « mélanger maloya et kabaré ». La kabaré se fait dans le cercle familial, tandis que le maloya se chante sur scène. « Néna un couplet, un refrain, le couplet y explique l’histoire, y faut bien écoute le texte et le refrain y danse ».
Le maloya fait partie de notre culture, de notre patrimoine qu’il est important de valoriser. Cette inscription de la musique traditionnelle réunionnaise au Patrimoine mondial est donc très importante, « le maloya lé mis en avant et à la connaissance de tout le monde ».
Mais le maloya n’en est pas à sa première distinction, nous raconte Firmin Viry. « Le 19 décembre 1998, le Président Chirac avec le Premier ministre Jospin la donne a moin la médaille nationale du mérite. Néva aussi le président de l’Unesco la donne a moin la médaille de l’Unesco. Moin la pa pris sa pou moin, mais pour le peuple réunionnais, pour tous les héritiers. L’Unesco, na donc un peu temps que mi connaît, aujourd’hui tout le monde y connaît ».
De plus en plus, notre musique est mise en avant, « quand navé Sakifo Saint-Pierre, moin té invité pou chanté et la mairie la remèt a moin un diplôme ».
Au fil du temps, chacun d’entre nous prend conscience de la nécessité de connaître nos racines, et le maloya en fait partie.
« Mais y faut pas arrête à là, aujourd’hui nou la plante un pied’bois, astèr y faut arrose à li, fait pousse à li. Mi espère que le bann jeunes va prend un peu considération avec nout musique ». En effet, il ne faudrait pas que le maloya traditionnel meure avec ces pères.
La relève doit être mise au devant de la scène !
S.P.
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