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19 août 2009
En fin de contrat, c’est au Pôle Emploi que les 483 assistants d’éducation vont devoir se tourner. Hier, une trentaine d’assistants d’éducation ont sollicité une rencontre avec la direction. Aucune solution ne leur est proposée.

Retour en images : Une trentaine d’assistants d’éducation se sont rendus au Pôle emploi pour en savoir plus sur ce qui les attend à la fin de leurs contrats dans l’Education nationale. Ils ont dû insister pour être enfin reçu par la direction qui ne leur a cependant proposer aucune solution. (photos EP)
Une trentaine d’assistants d’éducation accompagnés du Collectif Agir Pou Nout Tout ont fait irruption à la direction du Pôle emploi hier matin à Sainte-Clotilde. Objectif, en savoir plus sur ce qui les attend à la fin de leurs contrats dans l’Education nationale. A force de négociation, l’ensemble des assistants d’éducation présents ont pu assister à la réunion avec le directeur adjoint du Pôle Emploi dans le hall d’accueil du service public. Le Pôle Emploi ne disposant pas, semble-t-il, de salle de réunion susceptible d’accueillir la trentaine de personnes. La direction du Pôle Emploi n’a pas souhaité que la presse assiste à ces échanges.
Après plus d’une heure de discussion, une seule solution est proposée aux assistants d’éducation : la mise en place d’une cellule de reclassement. Bref, « le chômage assuré » commente Alice Morel, assistante d’éducation. « Pour nous, c’est la déception. La cellule de reclassement ne va pas servir à retrouver un emploi. On nous propose un bilan de compétences. Et parce que nous sommes déjà diplômés, on nous précise qu’il sera plus dur de retrouver un emploi », raconte Alice Morel. « 10 mois en moyenne avant de retrouver un emploi », ajoute t-elle.
Pour Jean-Hugues Ratenon, on refait les mêmes erreurs que dans le passé. En 2003, une cellule de reclassement avait été mise en place pour les assistants d’éducation. Aucun bilan n’a été fait. Aujourd’hui, on parle à nouveau de cellule de reclassement, dans un contexte de dégradation de la situation de l’emploi.
Hier, les assistants d’éducation étaient prêts à occuper les locaux du Pôle Emploi pour obtenir enfin l’organisation d’une table ronde avec les collectivités, l’AMDR, la préfecture, le rectorat.
Edith Poulbassia
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