En 2030, les 10 premières puissances économiques seront constituées, dans l’ordre, de la Chine, des États-Unis, de l’Inde, du Japon, du Brésil, de la Russie, de l’Allemagne, du Mexique, de la France et de la Grande-Bretagne.
Les 10 premières puissances économiques en 2030
| 1 | Chine |
| 2 | États-Unis |
| 3 | Inde |
| 4 | Japon |
| 5 | Brésil |
| 6 | Russie |
| 7 | Allemagne |
| 8 | Mexique |
| 9 | France |
| 10 | Grande-Bretagne |
L’E7 pesait 2,5 fois moins que le G7 en 2000
Telle est la conclusion d’un rapport de PricewaterhouseCoopers (PWC). Ce rattrapage est d’autant plus remarquable que l’E7 pesait 2,5 fois moins que le G7 en 2000. PWC s’est fondé sur les prévisions des Nations Unies et a projeté des taux de croissance conformes à ceux réalisés ces dernières années par les pays en question.
Ce classement se fonde sur le PNB pondéré par la PPP (Parité de pouvoir d’achat) pour tenir compte du coût de la vie, indicateur adapté au calcul de la prospérité des habitants d’un pays, ou au niveau de sa production domestique.
« On prévoit que la Chine deviendra la première puissance économique mondiale en 2020 et cette avance pourrait continuer en 2030 », a déclaré John Hawksworth, responsable de la macroéconomie à PWC.
En 2030, la Chine, les États-Unis, l’UE et l’Inde occuperaient respectivement 19%, 16%, 15% et 9% du PIB mondial, alors qu’en 2010, ils représentent 13%, 20%, 21% et 5%.
« L’économie indienne augmenterait plus vite que la Chine après 2020 et sa place au classement du PIB monterait également plus vite en raison de sa structure d’âge de la population plus jeune et de l’augmentation de la population plus rapide », selon M. John Hawksworth. Selon Goldman Sachs, par exemple, les investissements en infrastructure en Inde atteindront 1.700 milliards de dollars américains au cours de la prochaine décennie, créant ainsi plusieurs opportunités pour les investisseurs.
La Réunion doit saisir les opportunités offertes
Au vu de l’évolution du monde, l’insertion de La Réunion dans son environnement régional fait aujourd’hui l’objet d’un consensus. C’est une nécessité pour son développement. Actuellement, près de 70% de notre commerce s’effectuent encore avec l’Europe et en particulier avec la France.
Aujourd’hui, il convient de saisir les opportunités offertes par le développement des échanges économiques à l’échelle mondiale et en particulier dans notre environnement géo-économique. La résolution des problèmes économiques exige l’extension de notre marché. Il s’agit essentiellement de mettre l’accent sur des accords de complémentarité entre notre île et les pays de l’océan Indien, en accompagnant les entreprises dans une démarche de co-développement.
Sanjiv Dinama























