APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
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Elections européennes
5 juin 2009, par

Envoyons au Parlement européen un député disponible, expérimenté et qui est issu d’un parti réunionnais, le seul qui tienne compte d’abord de la situation de La Réunion, le seul qui, depuis 30 ans, à Bruxelles et à Strasbourg, défend les intérêts de La Réunion dans l’Europe. C’est également le parti où la parole suit les actes. La démonstration est aujourd’hui faite. Nous avons d’un côté les candidats de partis parisiens qui importent des solutions et des divisions toutes faites depuis Paris, et de l’autre, un représentant de la société réunionnaise qui appelle à l’union la plus large de La Réunion et des Outre-mer pour faire face aux grands défis.
A quelques jours du scrutin, une démonstration importante est aujourd’hui faite. Nous avons d’un côté les candidats désignés par des partis politiques parisiens qui amènent à La Réunion des dossiers préparés de Paris, et les divisions partisanes de cette lointaine contrée.
Et de l’autre, nous avons un représentant de la société réunionnaise qui recherche l’union pour faire face au problème réunionnais.
L’union entre nous a été renforcée par les événements qui ont eu lieu ces derniers temps dans l’Outre-mer. Depuis la mobilisation pour la baisse des prix du gaz et des carburants à La Réunion en novembre dernier, les Outre-mer ont connu un élargissement des mouvements sociaux à un panel de revendications touchant les préoccupations de toutes les couches sociales.
Prenant acte de ces mouvements sociaux liés à l’incapacité du modèle actuel de régler les problèmes d’emploi et de pouvoir d’achat, le gouvernement a mis en place les Etats Généraux.
Pourquoi Paris vient faire campagne à La Réunion ?
Cette initiative amène le gouvernement à poser le problème de la responsabilisation. Que les peuples de l’Outre-mer apportent leurs solutions afin de régler leurs problèmes. Que ça ne soit plus Paris qui nous dicte ce qui est bon ou mauvais pour nous.
Or, qu’est-ce que l’on constate actuellement ? On observe un ballet d’élus parisiens qui viennent faire campagne sur notre île. Pour le PS, se sont succédé Elisabeth Guigou et Benoît Hamon, alors que du côté de l’UMP, c’est Christian Estrosi qui est venu dans notre île. Quant à François Bayrou, il est venu apporter ici son soutien à la liste Modem pour l’Outre-mer.
Les partis parisiens ont d’un côté un langage et de l’autre la pratique. L’irruption dans la campagne à La Réunion de missionnaires venus de Paris souligne la persistance de comportements d’une époque que tous les Réunionnais croient révolue. Car comment comprendre ces visites autrement que par l’idée de véhiculer le fait que les Réunionnais seraient incapables de trouver les solutions pour leur île ? On ne peut pas nous tenir un double langage. D’un côté, on nous parle de responsabilisation, et de l’autre, on nous montre le contraire. La contradiction est flagrante entre la parole et les actes.
La seule liste où la parole suit les actes, c’est la liste de l’Alliance des Outre-mer
La seule liste où la parole suit les actes, c’est la liste de l’Alliance des Outre-mer avec Elie Hoarau. Par exemple, concernant Mayotte, une vision commune est partagée. Les discussions que l’Alliance des Outre-mer a eues avec les Mahorais ont abouti sur une solution solidaire et efficace. L’efficacité, c’est que les Mahorais vont défendre eux-mêmes leurs intérêts par la mise en place d’un bureau des Outre-mer. De ce fait, les Mahorais ont la certitude d’être entendus. C’est le choix de la responsabilisation.
Ce n’est pas celui fait par les autres listes qui ont des candidats mahorais en position inéligible.
La présence de listes présentées par les partis parisiens dans l’Outre-mer, et la venue de missionnaires de Paris chargés de faire campagne dans notre île et sur les plateaux de télés, ne trompent personne.
Il ressort clairement que derrière ces élections européennes se préparent les élections présidentielles, seule explication plausible à ce ballet.
Or, il se trouve à La Réunion des responsables politiques d’accord avec ces méthodes. Ils n’ont pas retenu la leçon du référendum de 2005, où tous les représentants des Partis politiques parisiens (du PS à l’UMP) avaient appelé à voter “oui”. Seule l’Alliance et le Collectif avait appelé à voter “non”, car c’était le choix de l’intérêt de La Réunion.
Risham Badroudine
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