Collectivités

Cité des Arts : projet culturel intercommunal de la CINOR

Saint-Denis, Sainte-Marie et Sainte-Suzanne

Témoignages.re / 20 février 2014

Les représentants de la CINOR, de la Préfecture, de la Ville de Saint-Denis et de la Région Réunion ont posé hier, en présence des élèves de l’école de Champ Fleuri, la Première Pierre de la Cité des Arts à Sainte-Clotilde. Maurice Gironcel a appelé à la vigilance, quant à la baisse des dotations de l’Etat qui impactent durement les collectivités. Or, elles assurent 75% de la commande publique dans le BTP.

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Maurice Gironcel avec les élèves de l’école de Champ Fleuri.

« Oui, Nou la fé et nous ferons encore ! Parce que la CINOR, après 17 ans de vie, est une collectivité qui va de l’avant et qui travaille hier, comme aujourd’hui, dans un esprit de partenariat et de concertation dans le cadre d’un projet pour tous, partagé par tous », c’est ce qu’a déclaré Maurice Gironcel, président de la CINOR, lors de la pose de la première pierre de la Cité des Arts, projet culturel intercommunal.
Le président de la CINOR a aussi rappelé que la baisse des concours financiers de l’Etat impacte durement la collectivité. Or, ce sont ces dernières qui assurent les trois quarts de la commande publique, dans un secteur non délocalisable, le BTP.

Financée à 60% par la CINOR

Située au cœur du quartier populaire du Butor, sur un site emblématique - un ancien site industriel reconverti en lieu culturel et artistique - la Cité des Arts fait partie des projets majeurs de la collectivité au titre d’équipement structurant et, à ce titre, est inscrite dans le PPI (plan pluriannuel d’investissements) de la collectivité. Les premiers coups de pioches sont attendus pour la mi février.

Le plan de financement de ce projet, estimé à un coût total de 23 147 470 millions d’euros TTC - dont 18 096 449 millions d’euros TTC pour les travaux-, a été validé. La CINOR participe à hauteur de 11 647 470 millions d’euros (soit 60,16% du budget) et bénéficiera du soutien de la Région (2 500 000 €), au titre du Plan Régional d’Aide aux Communes et à leurs groupements, et de l’Etat (3 000 000 €), au titre du Fonds Exceptionnel d’Investissement (FEI).

Pour la CINOR, les enjeux économiques et sociaux liés à ce projet sont d’importance. La réalisation de ces travaux va en effet contribuer à la relance de la commande publique et offrir de l’activité aux entreprises du BTP et sous traitants. De même, la CINOR a inclus une clause d’insertion sociale dans les marchés de travaux, pour un total de 8 000 heures minimum soit 4 équivalents emplois à temps plein.
D’ici à 2015, c’est plus d’une trentaine d’emplois permanents pour l’exploitation du futur équipement qui seront créés, sans compter les autres emplois directs générés par le recours aux artistes et techniciens intermittents et emplois indirects liés au personnel extérieur des divers fournisseurs et prestataires de services (sécurité, maintenance, entretien...).

La Cité des Arts se trouve à l’emplacement de l’ancienne usine Jeumon.

Maurice Gironcel : « la CINOR fait face à ses responsabilités »


La pose de la première pierre de la Cité des Arts confirme, qu’en matière de réalisation et de niveau d’avancement des projets, de l’ambitieux programme pluriannuel 2008-2014, défini par le Conseil Communautaire, en relation avec nos trois communes, Saint-Denis, Sainte Marie et Sainte Suzanne, ensemble et dans la solidarité, nous atteignons nos objectifs.

En 2013, nous avons effectivement utilisé plus de 80% des dépenses d’investissement voté au budget, soit 52 millions d’euros représentant un niveau élevé d’investissement sans commune mesure avec ce que réalisent les autres communautés d’agglomération de taille équivalente.
Notre satisfaction porte notamment dans les domaines de service aux usagers avec la gestion d’un plus grand nombre d’équipements, dans le souci permanent d’amélioration de la qualité du service.

Les chantiers en cours, lancés début 2013, sont les exemples concrets de nos investissements, tels les travaux du Centre Aquatique de Champ-Fleuri, projet de 27 millions d’euros que nous finançons sur nos fonds propres, des rues Martin Luther King et Desbassyns-Médard et, bien sûr, le projet du centre culturel de Sainte-Suzanne actuellement en phase d’études finales.
Des projets d’équipements structurants qui non, seulement, vont répondre aux besoins immédiats de la population et, aussi, participer à la création de nouveaux emplois, permettant d’atténuer les effets de la crise économique et sociale.

Voilà, en dépit du contexte de morosité budgétaire ambiante, la CINOR fait face à ses responsabilités en apportant une contribution non négligeable au soutien économique et social de notre île.
Cela passe par la commande publique, qui concourt à la création d’activités génératrice d’emplois.

Je le confirme : pour 2014, c’est un budget de 58,6 millions d’euros que nous avons dégagé pour nos investissements et nos projets. Ce qui nous maintient à un niveau d’acteur majeur au plan local.

Et nous le faisons alors que la baisse des concours financiers de l’Etat nous impacte durement.

D’ailleurs, je dis attention : mettre les collectivités à contribution pour desserrer les contraintes de la dette publique ne sera pas sans conséquence.
Une telle politique, si elle était prolongée, mettrait en danger la capacité des collectivités à investir.
Or, elles assurent près des trois quarts de l’investissement public et apportent un soutien décisif aux emplois de secteurs économiques non délocalisables, comme le BTP.


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