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La mairie de Sainte-Suzanne prévoit des avancées sociales pour ses agents

VIE DES COMMUNES

Témoignages.re / 16 avril 2011

Suite aux grèves du personnel des 6 et 13 avril, Yolande Pausé, maire de Sainte-Suzanne, et des élus de la majorité ont voulu apporter des explications à la population.

« Il est normal que des revendications salariales surgissent, elles sont légitimes et nous les comprenons », a déclaré hier Yolande Pausé. Dans une situation sociale dégradée, la détresse est terrible pour l’emploi, le logement et les travailleurs ne sont pas épargnés. D’ailleurs le public du CCAS ne cesse de s’élargir. Face à cette situation, le budget de la commune reste stable et ce ne sont pas les dotations gelées de l’État qui vont améliorer les choses.
Pour autant, Yolande Pausé a annoncé que la mairie travaillera par étape pour les agents communaux. En 2010, les plus de 55 ans ont bénéficié d’une augmentation de salaires de 100 à 150 euros. Cette année, le travail sur les bas salaires, jusqu’à 1.200 euros, va continuer. La titularisation est aussi au programme jusqu’en 2014. Il s’agit de titulariser 5 à 6 agents intégrés par an en fonction de l’ancienneté et de la « manière de servir ».
Les grévistes ont été reçus le 6 avril par Yolande Pausé pour répondre aux revendications. Un second mouvement a eu lieu le 13 avril, en réaction à l’embauche d’un cadre A qui aurait été payé entre 5.000 à 7.000 euros. Pour la maire de Sainte-Suzanne, il s’agit d’une « intox » : l’appel à candidature dans le cadre des attachés territoriaux a été fait dans les règles, pour un poste de directeur de communication, avec des compétences élargies au cabinet du maire. Un chargé de mission à la CINOR, habitant Saint-Louis, a été pressenti pour ce poste. Ce que les grévistes contestaient aussi. La création d’emploi a été retirée à l’ordre du jour du conseil municipal. « Nous voulons travailler dans un climat serein », a indiqué Yolande Pausé.
Pour Daniel Allamelou, « les grévistes ne sont manipulés par personne », contrairement à ce qu’on a pu entendre. « C’est vraiment un désarroi », insiste Yolande Pausé. Malgré les difficultés, la municipalité est prête à faire des avancées sociales. Aujourd’hui, 20% des 667 agents sont titulaires. La masse salariale représente 70% des dépenses de fonctionnement, soit 19,2 millions d’euros par an.

EP


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