Collectivités

La station de pompage de Dassy inaugurée

Le Tampon

Témoignages.re / 19 novembre 2012

L’inauguration de la station de pompage de Dassy va-t-elle améliorer la situation des Tamponnais ?

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Ce samedi 17 novembre a eu lieu la réception des travaux concernant la pose de certaines pompes aspirantes-refoulantes sur le territoire du Tampon.

Cela plusieurs mois qu’avec le collectif eau du Tampon, présidé par Christian Seccolo, on suivait de près ou de loin ce dossier.

Rappelez-vous les interventions sur des radios locales, au moment des grandes sécheresses de juillet-août 2011, des coupures d’eau dans de nombreux secteurs du Tampon ; du 17ème KM au 19ème en passant par le Bras-creux.

Imaginez qu’on vous dise que vous aurez l’eau entre 9h et 14h ; vous habitez au 11ème KM ; on ouvre les vannes au 19ème à 9h ; le temps que l’eau descende, qu’elle arrive au 11ème, chez vous ; c’est le moment où il faut refermer là-haut, donc ta machine à laver qui attend la pression ne pourra jamais tourner, ceci pendant des mois.

Il y a eu des réunions à la CCASUD, au siège du fermier la CISE, à la Mairie du Tampon avec le maire et tous les responsables administratifs ou techniques.

M. Eddy Payet, au nom de la Région ou de la CCASUD, expose toutes les concertations qu’il a fallu mettre en place, la mutualisation des moyens pour respecter un calendrier, félicite les prouesses techniques des équipes techniques.

Des décennies de difficultés de captage

M. Payet Paulet, maire, reconnaît les difficultés depuis des décennies pour capter depuis Grand bassin telle ou telle source, acheminer l’eau à flanc de rempart ; les éboulements de temps de cyclones qui emportent les tuyaux.

Bon, il espère qu’à terme, les problèmes seront résolus, que toute l’année, à présent, avec les millions d’euros investis dans ces pompes, tout habitant, quel que soit sa position géographique, son niveau social, aura son eau courante à son domicile.

On n’a pas oublié les agriculteurs et les éleveurs, car des retenues collinaires sont prévues ici ou là pour les plantations ou les élevages du Piton hyacinthe à Notre Dame de la paix.

Un 3ème emplacement est prévu à côté des 2 pompes actuelles à Epidor Hoareau, car des logements sociaux et une zone artisanale sont programmés pas loin ; la population du Tampon compte actuellement 75.000 habitants, mais elle est toujours en hausse.

Le sous-préfet de Saint-Pierre intervient au nom de l’Etat dont le rôle est de garantir que chaque citoyen ait droit à sa consommation d’eau. Les citoyens sont égaux devant ces besoins. En cas de crise, lorsque une grande sécheresse survient, l’Etat doit être présent pour faciliter la mutualisation des moyens dont disposent les collectivités d’un même territoire.

Un cap franchi…

L’ingénieur de l’entreprise énumère les opérations phase par phase : renforcer les pompes existantes à Dassy plus bas vers les bassins remplis par le Bras de la Plaine pour faire remonter l’eau jusqu’à Epidor Hoareau à Trois Mares, puis installer des pompes suffisamment puissantes à Epidor Hoareau pour refouler le liquide jusqu’à B. Louvins, des réservoirs situés au niveau du 19ème Km. Ces pompes débitent du 50 litres à la seconde, elles sont actuellement 2 qui viennent de commencer à tourner ; 100 litres d’eau arriveront au 19ème Km par seconde, puis cette eau redescend par gravité dans toute cette zone dite intermédiaire entre le 19ème Km et le 14ème Km.

Du coup, l’eau qui était remontée à flanc de montagne du sentier de Grand bassin pour Bois court pourra servir exclusivement aux habitants de la Plaine des Cafres.

Soyons réalistes : il ne faut pas trop crier sur les toits que toutes les difficultés sont aplanies. Nous ne sommes pas naïfs à ce point pour penser béatement que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Un cap a été franchi, on ne peut s’empêcher d’applaudir des entreprises qui rendent le rendu de leurs travaux au bout de 8 mois lorsqu’on leur en avait donné 12, pour un budget de seulement 25 millions d’euros !

Les équipes ont encore jusqu’au 31 janvier 2013 pour fignoler, tester, améliorer des fonctionnements hydrauliques.

Mais restons vigilants, quant à nous, la démocratie participative exige qu’on ne s’endorme pas. En tout cas, le collectif eau doit rester bien attentif à toutes les réactions de la population, lui aussi.

Benoît Blard

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