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Ariste Bolon, un militant exemplaire toute sa vie en première ligne

À propos d’une tribune récemment parue dans la presse

Témoignages.re / 5 avril 2012

Dans une tribune parue dans la presse le dimanche 1er avril dernier, M. Bernard Bolon, un des fils d’Ariste Bolon, évoque le passé militant de son père. Notre section communiste du Port, dont Ariste Bolon a été durant de longues années le responsable, peut attester des qualités exceptionnelles de courage, de dévouement et de détermination qui étaient celles de notre camarade.
Après avoir évoqué mars 1977 et la non-présence d’Ariste Bolon sur la liste des municipales à venir, l’auteur de la tribune croit pouvoir affirmer :

- que son père, à partir de cette date, n’a plus « ouvert un seul exemplaire du journal (“Témoignages”) pour le lire ».

- que plus aucun camarade, durant les trois années qui lui restaient à vivre, ne lui a « rendu visite ».
Ces deux affirmations ne correspondent pas à la réalité. Et c’est pour préserver l’image du dirigeant exemplaire que nous avons tous gardée d’Ariste Bolon que nous désirons donner notre vérité, loin d’une polémique malvenue.
Nous tenons donc à rappeler que de 1977 à 1980, année de sa disparition, Ariste Bolon a toujours continué à diriger la section du Port avec la fermeté, la constance et la clairvoyance qui lui étaient propres.
Nous pouvons témoigner, avec un sentiment de profond respect, qu’il était toujours en première ligne, à la fois durant les réunions de section, les réunions de cellule, les réunions publiques, les porte-à-porte, les diffusions du journal “Témoignages”, les nuits de vigilance rendues nécessaires par les agissements nocturnes des agents de la droite de l’époque etc. Sa combativité et son inflexibilité dépassaient même les limites communales du Port, puisqu’on l’a retrouvé, à la fin des années 70, tenant tête aux nervis de Paul Julius Bénard, lors d’une mémorable confrontation à l’Étang Saint-Paul. Nous pouvons nous rappeler, avec la plus grande reconnaissance, qu’il a pris sous son aile et formé aux exigences du militantisme les nombreux camarades qui se sont inspirés de son engagement pour poursuivre leur chemin militant.
Pour tenir à bout de bras la section portoise, qui peut imaginer qu’Ariste Bolon ne lisait pas “Témoignages” ? Tous les jeunes camarades de l’époque qui lui rendaient visite à son domicile ou à la permanence plusieurs fois par semaine en savent quelque chose : c’était notre guide, c’était celui qui ouvrait la voie.
Si Ariste Bolon a ressenti certaines blessures, il a su être assez conscient du poids qu’il assumait au jour le jour pour les surmonter et ne jamais fléchir, affrontant tous les vents mauvais de la réaction, dont l’épisode tragique de la mort de Rico Carpaye, en mars 1978.
Rétablir en toute sérénité la vérité sur les trois dernières années de la vie d’Ariste Bolon était pour nous une nécessité, et un juste hommage rendu à notre ancien secrétaire de section.

Virgil Rustan, secrétaire de la section communiste du Port


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