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CINOR : L’École de musique de Beauséjour inaugurée

Fête de la Musique

Témoignages.re / 22 juin 2013

21 juin, une date symbolique, celle de la Fête de la Musique qui est cette année marquée par l’inauguration de la nouvelle École de Musique intercommunale de Beauséjour en présence de nombreuses personnalités, du Président de la CINOR, Maurice Gironcel, le Maire de Sainte-Marie, Jean-Louis Lagourgue, les représentants de la Région, du Département, du FEDER et de la DAC OI, et d’invités issus du monde de la musique.

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Maurice Gironcel, Président de la CINOR, et Jean-Louis Lagourgue, Maire de Sainte-Marie, entre autres, ont coupé de ruban.

« Dix-huit mois après le lancement du chantier, nous sommes tous très heureux de vous convier à cet évènement symbolique pour la CINOR, a dit Maurice Gironcel, cette école, nous l’avons imaginée, construite, elle est là pour vous et surtout pour nos enfants ».

Le pari était de répondre à une demande de plus en plus croissante de la part de la population, « car l’enseignement des arts ne doit pas être le parent pauvre de l’éducation ».

Aussi, la qualité de ce premier équipement intercommunal répond à des exigences de performance, de fonctionnalité, d’architecture et de bien-être pour les enfants.

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Maurice Gironcel : « Le pari était de répondre à une demande de plus en plus croissante de la part de la population, car l’enseignement des arts ne doit pas être le parent pauvre de l’éducation ».

Ce lieu d’enseignement, de pratique et de plate-forme musicale s’ajoute à cette zone éducative, constituée par le collège et les équipements sportifs.

Ainsi l’éco-quartier de Beauséjour, situé entre mer et montagne, se dote d’un nouvel équipement qui contribuera à renforcer l’attrait du Beau Pays.

Une école moderne et fonctionnelle

L’école a ouvert ses portes en mars 2013, pour une rentrée prévue au mois d’août de cette même année. La phase des inscriptions se poursuit actuellement, et permettra l’accueil à terme de 350 élèves.

Moderne et fonctionnelle, l’école est construite sur une « surface hors d’œuvre nette » de près de 2.000 mètres carrés, comprenant des bâtiments pour l’enseignement musical et l’encadrement, des aires extérieures aménagées, mais également des voiries et réseaux divers nécessaires au fonctionnement de l’école.

Côté équipements, avec ses 18 salles de cours spécialement aménagées aux pratiques individuelles et collectives, l’école possède un auditorium de 105 places et 2 studios de répétition. Cet espace possède un parc d’instruments, accompagné d’un enseignement de qualité.

Le mobilier est adapté aux différentes fonctionnalités et une documentation spécialisée est mise à la disposition des enseignants et de leurs élèves.

Une classe de Musique réunionnaise

Concernant l’enseignement, « nous avons opté pour une pratique intégrant toutes les familles d’instruments et tenant compte du poids de l’Histoire et de ses traditions », a souligné le président de la CINOR.

Ainsi, l’enseignement artistique s’organise au sein de deux départements : un département de Musique classique avec formation musicale, piano, guitare, violon, alto, violoncelle, cor, trompette, trombone, flûte traversière, clarinette et saxophone, et un département de Musique réunionnaise et de musiques actuelles avec formation à la musique réunionnaise et les musiques actuelles.

La classe de Musique réunionnaise dispense un enseignement qui va permettre de sensibiliser l’élève à l’identité et la culture de La Réunion. L’enseignement de la musique, de tradition orale, est dispensé de manière créative et interactive, au travers de son répertoire, de la maîtrise de ses rythmes, de sa langue, de sa danse, du chant et de l’écoute.

« Ici à Beauséjour, on enseignera le Séga et aussi le Maloya, inscrit au Patrimoine culturel de l’Humanité de l’UNESCO depuis le 1 er octobre 2009, a rappelé Maurice Gironcel, roulèr, kayamb, pikèr, sati ou bobre, ces instruments de base du Maloya traditionnel, seront bien présents chez nous ».

La future école sera totalement opérationnelle d’ici août 2013.

Le président de la CINOR a salué et remercié tous ceux qui se sont impliqués dans la réalisation de ce beau projet, notamment les architectes pour sa conception, les différentes entreprises, les artisans, les ouvriers, qui sont intervenus sur ce chantier, sans oublier l’ensemble des partenaires institutionnels qui ont participé au projet, les administratifs de la CINOR et l’ensemble de ses collègues du Conseil communautaire, mais également les enseignants et le corps éducatif.

Il a souhaité bonne chance et pleine réussite à toute l’équipe de l’école de musique, dirigée par Serge Dafreville. « Vous qui aimez et servez la cause de la musique avec tant de passion et de pertinence », a-t-il dit.

Le moment est ensuite venu de couper le ruban tricolore, dévoiler la plaque inaugurale et découvrir l’espace culturel.

Maurice Gironcel a conclu son discours en citant l’écrivain Louis Nucera : « Qui néglige la musique ignore l’approche du sublime ». Une phrase pleine de sens en cette Journée mondiale de la musique.

Une école moderne et fonctionnelle

L’école répond à toutes les attentes et propose aujourd’hui une surface hors œuvre net de près de 2.000 mètres carrés, dont 82 mètres carrés de logement, comprenant des bâtiments pour l’enseignement musical et l’encadrement ; un logement de fonction ; des aires extérieures aménagées ; tout comme les voiries et réseaux divers nécessaires au fonctionnement de l’école.

L’école est dotée d’un parc d’instruments permettant à de dispenser un enseignement de qualité ; d’un mobilier adapté aux différentes fonctionnalités ; et d’une documentation spécialisée mise à la disposition des enseignants et des élèves.

Cet outil communautaire, qui s’adresse aux habitants de l’agglomération, constituera le premier élément d’un programme d’équipements dédiés et répartis sur le territoire dans le cadre d’une politique globale sur le territoire visant à développer et à organiser des infrastructures d’accueil pour le développement des pratiques artistiques et culturelles, à l’image de la Cité des Arts, à Saint-Denis, dont la pose de la première pierre sera effectuée en fin d’année ou le Centre culturel de Sainte-Suzanne, dont la phase d’études s’apprête à être bouclée.

Le coût de construction est estimé à 4,7 millions d’euros.


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