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N’est plus ?

La brocante

Jean Fabrice Nativel / 8 septembre 2009

Chamboulement dans le monde de la brocante ! Des objets anciens, vous en trouvez peu depuis quelque temps. Seul un pathéphone, une balance Roberval, quelques billets et pièces de collection ci et là. Mais pas plus à la brocante de dimanche dernier au parking de Champ Fleuri (Saint-Denis). Par contre fleurissent au fil des allées nombre de personnes qui proposent des vêtements, des chaussures, etc… à bas prix. C’est ce qui attire la foule venue faire de bonnes affaires. Bonnes affaires qu’ils ne feront pas à l’occasion des soldes. Pour s’y acheter un pantalon ou une robe selon les sexes, une paire de chaussures, des chaussettes, un tee-shirt, des dessous — et des dessus —, une chemise, il vous en coûtera pas moins de 200 euros, soit environ 1.200 francs. On ne peut s’empêcher de convertir en francs. C’est ça les soldes. On peut se demander si les commerçants, après avoir augmenté les prix de ces différents articles, ne les revendent pas aux prix auxquels ils les ont achetés ? C’est l’une des questions que se posent des consommateurs.
Revenons à la brocante. Même s’ils n’ont pas l’embarras du choix, ils font de bonnes affaires, et à chaque brocante, ils sont des milliers à affluer. On dirait plus une braderie qu’un vide grenier. Car la brocante était initialement un « commerce d’objets et de curiosités d’occasion » (1). À moins que dans notre société, les vêtements soient devenus des "curiosités".

Texte et photos Jean-Fabrice Nativel

(1) www.cnrtl.fr/definition/academie9


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