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La vanille Bourbon de La Réunion séduit le Japon

16 juin 2011 Edith POULBASSIA

Elle a commencé par découvrir la vanille Bourbon en 1985 avec la Distillerie Jean Chatel, elle veut maintenant découvrir l’histoire et la culture de La Réunion. La société Dover Limited, dirigée par Yasuharu Wada, est le leader des liqueurs à usage culinaire au Japon. Cette première visite à La Réunion en 25 ans laisse espérer de nouveaux échanges avec l’entreprise réunionnaise.




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<p>Alain Chatel entouré de Yasuharu Wada et de son fils.</p>

Alain Chatel entouré de Yasuharu Wada et de son fils.

Peu de produits réunionnais s’exportent. Mais il y en a un qui a visiblement séduit la société Dover Limited, première compagnie spécialisée dans les liqueurs à usage culinaire au Japon. La vanille Bourbon est au cœur des échanges entre la Distillerie Jean Chatel et cette société japonaise depuis 1985.
A l’époque, Alain Chatel crée la gamme Volcan exclusivement pour Dover Limited. Des liqueurs aux fruits (goyavier, combava, etc.) destinées à la pâtisserie et une production d’extrait de vanille Bourbon de La Réunion.
Et pour la première fois, Yasuharu Wada, président du groupe Dover Limited, accompagné de son fils, a fait le voyage à La Réunion afin de visiter sur deux jours la Distillerie et la vanilleraie de Bois-Blanc. Hier, ils découvraient le procédé de fabrication de l’extrait de vanille.
Yasuharu Wada n’hésite pas à affirmer que la vanille Bourbon de La Réunion est la meilleure au monde. Il a pu s’en rendre compte après plusieurs tests, notamment à Madagascar ou aux Comores.
Comme l’explique le fils de Yasuharu Wada, l’entreprise japonaise est à la recherche de la qualité du produit et de l’authenticité. C’est avec un grand intérêt qu’il a évoqué l’histoire de l’île Bourbon, l’origine de la vanille, la fécondation par l’esclave Edmond Albius et son extension dans la zone.
Une histoire que Dover Limited veut aujourd’hui raconter à ses clients. « Nous voulons aujourd’hui importer la culture réunionnaise et non plus seulement le produit », souligne Yasuharu Wada.
Pour Alain Chatel, il convient de vendre le savoir-faire, la culture et la beauté de l’île si l’on veut vendre des produits. Les exportations représentent aujourd’hui 4% du chiffre d’affaires de la Distillerie et restent à développer. Le Japon en est la première destination et ces exportations ont été multipliées par quatre cette année avec Dover Limited.
Les accords commerciaux entre les deux sociétés familiales sont amenés à se développer. Alain Chatel a ainsi évoqué les punchs de la Distillerie, qui ne correspondaient pas aux besoins des Japonais il y a 25 ans.
Dover Limited, fondée en 1969, commercialise 400 références de spiritueux, brandies et liqueurs sur le marché japonais. L’entreprise importe auprès d’une trentaine de fournisseurs, notamment en Union européenne. La Distillerie Jean Chatel est l’un des établissements qui ont su répondre aux critères d’excellence de cette société japonaise.

EP

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