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Justice pour Kaya
23 juillet 2005
Les circonstances de la mort du seggaeman Kaya le 21 février 1999, restent jusqu’à aujourd’hui un mystère. Sophie Rotbard demande au nouveau ministre de la Justice mauricienne de faire la lumière sur cette affaire.
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Aujourd’hui, le corps de l’artiste Kaya repose en paix au cimetière de Port-Louis à l’Île Maurice. Ce troubadour de la paix était un métisse rastafarien. Sa musique, le seggae mélange le séga et le reggae. À travers elle, il a chanté l’amour, dénoncé les injustices... Il a repris les mélodies de Bob Marley avec succès.
Inculpé pour consommation de drogue
Adepte de la gandia ou zamal, il a osé fumer un joint en public. Ainsi, il s’est mis hors la loi. Le tribunal de Rose-Hill l’a inculpé pour consommation de drogue. Il a été emprisonné dans une cellule d’Alcatraz (Île Maurice). Là, il meurt dans des circonstances restées floues jusqu’à ce jour. Sophie Rotbart de la galerie Art’Sénik demande au nouveau ministre de la Justice, Rama Valayden, d’élucider cette affaire classée.
Sa femme et ses deux enfants continuent le combat
Aujourd’hui, sa femme Véronique Topize et ses deux enfants continuent la lutte pour la justice. Toutes les années, ses amis réunionnais rendent hommage à celui qui s’en est allé trop tôt. Une statue recouverte de noms d’artistes décédés a été érigée à côté de la galerie Art’Sénik. Une autre identique attend le soutien des autorités locales et mauriciennes pour son envoi à l’île sœur.
Jean-Fabrice Nativel
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