APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Les annonces de vendredi n’ont pas ramené la paix sociale
27 février 2012

Après deux semaines de révolte, les tentatives de diversion et de division ne trompent plus personne. Désormais, les préoccupations de La Réunion ont investi le débat national, elles seront au cœur de la campagne présidentielle. D’où l’importance de connaître la position des candidats sur les propositions réunionnaises plutôt que d’attendre que Paris réfléchisse à notre place.
Vendredi s’est tenue à la préfecture une réunion sur la crise. Autour de la table, le préfet, les présidents de collectivités, des maires, les Chambres consulaires, les pétroliers et les associations de consommateurs. À la sortie, chacun y est allé de son couplet pour faire bonne figure. Le communiqué de la préfecture confirme la bouteille de gaz à 15 euros, il annonce une baisse du carburant de 8 centimes et le gel ou la baisse du prix de 40 produits.
Pour sa part, le Conseil général annonce qu’il prend à sa charge 50% de la baisse du prix de la bouteille de gaz, l’élargissement des Contrats uniques d’insertion aux moins de 25 ans et du tarif social de l’électricité aux personnes gagnant moins de 1,4 SMIC.
Pour sa part, Didier Robert a insisté sur la bouteille de gaz à 15 euros, et la baisse du prix du carburant.
Dans le débat à Paris
Tout cela ne correspond pas aux attentes de la population. Ce résultat ne trompe plus personne. La presse n’est pas dupe, "Le Quotidien" titre sur « Timides mesures et toujours des violences ».
Il est annoncé un effort exceptionnel sur 40 produits, alors que le COSPAR et la population avaient obtenu une baisse du prix de plus de 250 produits. La diminution des prix des carburants est prise en charge par les contribuables. Les pétroliers ne diminueront leur marge que de 1 centime sur le gasoil et de 2 centimes sur le super. Au total, c’est une baisse de 8 centimes, soit bien loin des 25 centimes revendiqués.
La frustration est telle que la révolte va continuer. Et désormais, les préoccupations des Réunionnais ont investi le débat national. Elles seront donc au cœur de la campagne présidentielle. Aucun candidat ne pourra les esquiver.
Nos propositions en avant
Le 19 février dernier, la Conférence extraordinaire du Parti communiste réunionnais a validé un projet qui sera présenté aux candidats à la Présidentielle. Le positionnement de ces derniers sera rendu public, aux Réunionnais ensuite de se déterminer. Certains pensent qu’une telle démarche est mal placée, et préfèrent s’en remettre uniquement aux propositions de Paris.
Or, les Réunionnais viennent de montrer toute l’ampleur de la crise dans notre pays, et donc l’étendue de leurs préoccupations. Quelques mois après Mayotte, c’est à nouveau le problème de la vie chère et des revenus qui est posé. Ce problème est très clair, et c’est pour cela que la Direction dit : « arèt èk sa ».
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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