Lanboulkidi & Co ?

20 octobre 2006

Nous cache-t-on la vérité ? Sachant que dans le cadre de l’étude de faisabilité, le kilo de cerises de café pointu mûres a été payé 2 euros à un planteur et qu’il faut entre 8 kilos et 8,5 kilos de baies pour obtenir 1 kilo de grains décortiqués, ce produit ne peut être mis en vente à moins de 16 euros le kilo de café vert. Que penser alors de cette information donnée dans le “Quotidien” du 05/10/06 par le technicien du C.I.R.A.D. : « il sera commercialisé aux alentours de 7 à 8 euros le kilo et à terme, sera capable de faire vivre les producteurs locaux » ?
A moins que lorsqu’on passera à la phase de la commercialisation, le kilo ne soit payé à moins de 1 euro au planteur. Dans ce cas, les baies ne mûrissant pas toutes en même temps et un cueilleur minutieux ne pouvant récolter plus de 20 kilos par jour, le planteur ne pourrait même pas payer la main d’œuvre au SMIC. Ce qui nous renvoie à la stratégie de production de “l’association de protection du café Bourbon pointu”.
C’est pourquoi je reprendrai à mon compte trois questions de fond posées par Marc Rivière dans son courrier intitulé « kèl triyaz dann kafé-la ? » auxquelles aucune réponse autorisée n’a encore été apportée :
Quelle est cette “association de protection du café Bourbon pointu” ?
A-t-elle ou non des attaches à La Réunion ?
A-t-elle ou non directement ou indirectement bénéficié de fonds publics ?
Et j’ajouterai à la dernière question : ... investis dans le cadre du plan de relance de la filière café à La Réunion ?

Roger Théodora


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