Luttes sociales

Le campement des assistants d’éducation rasé sur ordre du préfet

Violente répression d’un mouvement pacifique

Manuel Marchal / 18 juin 2009

Hier vers 17 heures, les assistants d’éducation en lutte pour leur emploi ont été confronté à la brutalité de l’administration pour laquelle ils travaillent depuis 11 ans pour certains d’entre eux. Alors qu’ils revendiquent l’application de la loi pour transformer leur contrat précaire en CDI, la réponse du préfet a été d’envoyer une vingtaine de policiers pour démonter le campement alors occupé à ce moment là par des mères de famille.

Après la dispersion de la manifestation pacifique, une délégation d’assistants éducation s’est dirigée vers l’hôtel le Saint-Denis où le député de la 4ème circonscription et le vice-président du Conseil général délégué à l’Agriculture tenaient une conférence de presse en compagnie de plusieurs autres élus du Sud. Le campement dressé par les assistants d’éducation depuis une semaine devant la préfecture n’était plus tenu que par quelques mères de famille.
C’est ce moment précis qui a été choisi par les policiers chargés d’exécuter l’ordre d’expulsion donné par le préfet. Face à trois femmes, une vingtaine de policiers se démontent le campement de fortune des jeunes en lutte. Ils se saisissent également de la nourriture et jettent dans les poubelles les mots d’ordre qui appellent le préfet au dialogue social.
Dès la nouvelle connue, le Parti communiste réunionnais et la sénatrice Gélita Hoarau ont apporté leur soutien à ces jeunes.
Lancés par le gouvernement, les États généraux comprennent un atelier sur le thème du dialogue social. Ces jeunes posent un cas concret de dialogue social, alors que leur employeur est l’État. La manière dont l’État a agi hier est en tout cas loin d’améliorer ce dialogue social. Au contraire, il ne fait qu’aggraver la situation en recourant à la force pour tenter de faire plier des jeunes qui luttent pacifiquement.
À noter enfin que contrairement à d’autres manifestants qui ont perturbé pendant des journées la vie économique de 800.000 habitants et qui ont eu droit à la passivité et au laisser-aller des forces de police, ces jeunes ne perturbent pas l’activité économique mais rappellent un problème. Montrer ce problème devant la préfecture, est-ce à ce point insoutenable ?

Manuel Marchal


RFO bras armé de la répression

« La manifestation des assistants d’éducation a dégénéré en affrontement devant la préfecture ». Voilà ce que RFO a dit hier soir au journal télévisé. Les photos parlent d’elles-mêmes. RFO est à 100 mètres de la préfecture, et il falsifie les faits.
On se croirait revenu 30 ans en arrière lors des pires fraudes électorales. Quand des assesseurs étaient expulsés des bureaux de vote, frappés et blessés, FR3 disait qu’ils étaient tombés dans les escaliers. Qui aura le courage à RFO de dire : arrêtez cette mascarade ?



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Messages






  • Monsieur le Préfet, de la Réunion, vous avez malheureusement envoyé contre trois mères de familles restantes de la manifestation des assistants d’éducation en lutte pour leur emploi, votre bombe représentée par vos 20 agents des forces de répressions.

    Alors que dans une réunion des états généraux on excusait votre absence pour cause de préparation de la venue du premier ministre Fillon, vous avez préféré chasser de votre vue, de votre écoute, de votre entendement, de votre territoire des personnes qui voulaient conserver leur emploi de plus payé par l’Etat que vous êtes sensé représenter.

    C’est plus qu’un bombe que vous avez envoyé à la figure du réunionnais et c’est encore vous qui irait vous plaindre au jour des représailles, s’il en est un.

    Vous voulez qu’un volcan préfectoral soit plus fort que le CHAUDRON, ou quoi ?

    Si c’est vous La France, Quelle Tristesse La France.

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  • rényoné nout’ tout’ alon don la min bann lasistan lédikasyon po mont mésié lo préfé ké la rényon nou lé pi divizé

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