Destination Santé
15 janvier 2008
Selon une étude française, le traitement des manifestations dépressives légères et transitoires par le Mildac (produit de phytothérapie à base de millepertuis) permettrait à l’Assurance-maladie de réaliser une économie annuelle comprise entre 25,4 et 45,7 millions d’euros par rapport à l’utilisation de médicaments antidépresseurs. Un calcul tout théorique car le hic, c’est que les effets secondaires de ce produit de phytothérapie n’ont pas été pris en compte.
Or pour Nathalie Deleau, chef d’Unité de pharmacovigilance à l’Agence française de Sécurité sanitaire des Produits de Santé (AFSSaPS), « si un patient suit un traitement au long cours, il doit se méfier et demander l’avis de son médecin avant de prendre cette plante. Car elle interagit avec de nombreux médicaments. Comme la digoxine, la théophylline, les anticoagulants à base d’antivitamine K, les contraceptifs oraux, les traitements contre l’infection à VIH et ceux destinés à prévenir les rejets de greffe ».
Ces interactions conduisent à une diminution des concentrations plasmatiques de ces médicaments, et donc de leur efficacité. « Il y a également un risque d’effets indésirables avec les inhibiteurs de la recapture de la sérotonine (les antidépresseurs de type IRS n.d.l.r.), telles que des nausées, des états de confusion mentale ou des convulsions », conclut Nathalie Deleau. D’où l’importance de rappeler que les produits de phytothérapie ne sont pas dénués de risque. Si vous prenez ce type de traitement, informez-en toujours votre médecin.
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