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Montvert les Hauts/Chemin du Cite
31 août 2010
Trois éleveurs dans les Hauts de Montvert (Saint-Pierre) luttent pour assurer la pérennité de leurs élevages. Ils sont confiants dans l’avenir puisqu’un quatrième élevage est en projet. Mais l’inquiétude, c’est l’état vétuste du pont étroit sur lequel passent chaque jour les camions chargés d’approvisionner ces entreprises. Un problème qui est du ressort de la Municipalité de Saint-Pierre.
Chemin du Cite à Montvert les Hauts. Une petite route tortueuse conduit vers trois exploitations d’élevage dynamiques. Au total, 120 truies et une centaine de bovins dont 60 vaches laitières. Il a fallu un « coup de gueule » de l’un des éleveurs, il y a quelques mois, pour que la Municipalité de Saint-Pierre bouche des trous énormes. Réparation superficielle puisque la route, après les pluies récentes, présente encore de nombreux nids de poules.
Mais l’inquiétude du moment, c’est l’état d’un pont très étroit qui enjambe une ravine. Il y a un peu plus de dix ans, la précédente municipalité avait réalisé des travaux de consolidation en attendant la construction d’un nouveau pont. Depuis, plus rien. Silence radio malgré les nombreuses interventions auprès de l’adjoint chargé de l’Office municipal agricole, qui habite pourtant Montvert les Bas et connaît bien la situation.
L’endroit est charmant. Ombragé. On est bercé par le chant de l’eau dans la ravine. Mais la réalité saute aux yeux. Le pont ne résistera pas encore très longtemps aux assauts du temps. De nouveaux travaux d’entretien seront vains. C’est tout l’ouvrage qu’il importe de reprendre. Et vite !
Chaque semaine, il passe en moyenne sur ce pont une dizaine de camions de 26 tonnes. Ils amènent les aliments pour animaux. Ils viennent aussi chercher les porcs et le lait. Si le pont cède, c’est l’asphyxie des trois entreprises, alors qu’existe là-haut le projet d’un quatrième élevage.
La crise est trop forte sans en rajouter par une inertie de la municipalité en matière d’entretien du réseau routier. Ce sont 24 emplois qui sont menacés : un élevage crée en moyenne six emplois directs et indirects.
Il y a donc une vraie urgence à résoudre ce problème du ressort de la municipalité.
Correspondant
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