APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Devoir de mémoire au Ghana
7 juillet 2009

Quand le président américain Barack Obama visitera le 12 juillet le Fort de Cape-Coast, situé à quelque 160 km à l’Ouest d’Accra, la capitale ghanéenne, dans le cadre de sa visite de deux jours au Ghana, il sera confronté aux marques indélébiles de l’une des horreurs de l’histoire de l’humanité — la traite négrière.
Le fort de Cape-Coast, classé aujourd’hui patrimoine de l’humanité par l’UNESCO, témoigne des horreurs de ce commerce odieux que fut la traite négrière, et d’où ont transité des millions d’Africains, essentiellement originaires de l’Afrique de l’Ouest et Centrale, en route pour les Amériques du 16ème au 19ème siècles pour aller travailler dans les plantations.
Le fort de Cape-Coast comprend toujours les cachots où étaient détenus les esclaves, qui ont été largement laissés intacts, et la "porte du non retour" que traversaient les esclaves avant de monter dans les bateaux en attente.
C’est cet endroit que le Président Obama, le premier Américain d’origine africaine à occuper la Maison Blanche, a choisi de visiter. Les visites du fort de Cape-Coast, notamment par les Africains de la diaspora, ont toujours été des moments empreints d’émotion, certains pleurant sans pouvoir se contrôler en prenant conscience de l’inhumanité à laquelle leurs ancêtres ont été soumis. Le Président Obama pourrait lui aussi céder à l’émotion.
Le rappel d’un crime contre l’humanité
Le fort fut construit une première fois en 1653 par la Swiss Africa Company et fut baptisé Carolusb org du nom du Roi Charles X de Suède. Il était principalement dédié au commerce du bois et de l’or, des matières premières qui abondent au Ghana. Il changea d’occupants à la faveur de différentes guerres et fut utilisé plus tard pour le commerce transatlantique des esclaves.
Il fut ensuite restauré par les Britanniques qui en firent le siège du gouvernement avant de transférer le siège de l’administration au château de Christiansborg Castle à Accra.
Le Président Obama et son épouse, Michelle, arrivent à Accra le 10 juillet à l’occasion de la première visite officielle du locataire de la Maison Blanche en Afrique subsaharienne. Son agenda n’est pas encore très clair, mais selon des sources, il aurait des entretiens bilatéraux avec le président John Evans Atta Mills, des discussions qui devraient porter essentiellement sur la démocratie et les questions économiques, notamment grâce aux potentiels du Ghana à exporter du pétrole à partir de 2010.
Un acteur émergent du pétrole
En fait, les découvertes de gisements de pétrole offshore dans l’Ouest du Ghana, essentiellement par deux compagnies — Tullow Oil et Kosmos Oil — annoncées en 2008, fixent les réserves à quelque deux milliards de barils. Et d’autres découvertes sont annoncées.
Ces découvertes pourraient placer le Ghana parmi les acteurs émergeants de la scène pétrolière africaine, rejoignant ainsi le cercle des producteurs africains que sont la Libye, l’Algérie, le Nigeria et l’Angola.
L’ancien président américain, Bill Clinton, avait prononcé un discours devant une foule immense lors de sa visite au Ghana en 1988, à Independence Square à Accra.
L’actuel gouvernement du Congrès national démocratique, qui était au pouvoir durant la visite de M. Clinton, voudrait attirer encore plus de monde pour venir voir le charismatique nouveau président américain, Barack Obama. Les autorités mettent les dernières touches aux préparatifs de la visite de M. Obama qu’elles voudraient chaleureuse et mémorable.
Des drapeaux des deux pays ont été hissés dans les endroits importants, tandis que des photos des deux leaders et de leurs épouses ornent les rues.
La vente des objets souvenirs sont en hausse — Tee-shirts, porte-clés, tasses et autres. Certains affichent la photo de M. Obama, d’autres celles des deux leaders et de leurs épouses.
Le ministre de l’Information, Zita Okaikoi, a demandé aux Ghanéens de faire de la visite de M. Obama « un moment rare dans l’Histoire », et ce sera sans aucun doute le cas.
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