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7 janvier 2004
Cher Maître,
Je n’oublierai pas notre entretien à l’aéroport Roland Garros. Vous étiez sur le départ pour les Comores. Je vous ai écouté avec attention. Quel courage vous avez pour défendre vos idées ! Votre double nationalité vous le permet. Je n’ai pas à porter de jugement de valeur. Les Comores, c’est aussi votre pays.
Là, il s’agit de votre état de santé. Je suis un opéré du cœur, je sais la souffrance qu’on endure. L’information en ma possession ne me permet pas de parler d’opération, mais si cela devait se faire, il faudrait une équipe médicale expérimentée et sécurisante pour que cela soit une réussite. Votre détention arbitraire aux Comores en 2004 est un scandale à deux titres :
Vous êtes Français, et sans discussion, vous auriez dû, depuis bien longtemps, pouvoir rentrer dans votre pays : La Réunion.
Je trouve le silence de l’ambassadeur de France, pour des raisons de diplomatie, inconcevable.
C’est pour ces raisons que je suis solidaire des associations et des personnalités qui vous soutiennent pour une libération sans condition uniquement dans un but humanitaire.
Je souhaite que la voix de la raison l’emporte et que vous pourrez rejoindre votre famille et le barreau de Saint-Pierre dans les plus brefs délais.
Je vous prie d’agréer, cher Maître, l’expression de mes sentiments les meilleurs et d’encouragement devant l’arbitraire.
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