À 20h18 sur RFO-Télé
25 avril 2006
En 1972, à Bobigny, Martine, une modeste employée de la RATP, aide sa fille Léa à interrompre sa grossesse à la suite d’un viol. Dénoncées, elles sont inculpées et arrêtées. Martine s’adresse à la seule avocate dont elle connaisse le nom, Gisèle Halimi. Celle-ci lui propose de revendiquer son acte lors du procès, en déclarant que ce n’est pas elle, Martine, qui est responsable, mais la loi. Gisèle Halimi transforme alors en événement national et un grand mouvement d’opinion publique mène à un non-lieu pour Léa. Le procès de Martine commence, pendant qu’à l’extérieur du tribunal, les manifestants pro et anti-avortement s’affrontent. Face à l’impressionnante plaidoirie de Gisèle Halimi, revendiquant le droit fondamental de choisir pour les femmes, le procureur requiert la peine maximale pour Martine...
Au sujet de la diffusion de ce film, l’avocate Gisèle Halimi déclare : "C’est important en particulier pour les jeunes générations. Elles sont arrivées au monde avec la pilule, le droit d’avorter en cas d’échec de la contraception, leur corps qui leur appartient, comme si tout cela était tombé du ciel un beau jour. Pourtant, si ces jeunes générations prenaient conscience des combats menés par des femmes, si elles en savaient davantage sur leur courage, elles réaliseraient que rien n’est encore complètement gagné. Elles agiraient autrement dans quantité de domaines, la revendication de l’égalité professionnelle, le refus de se laisser modeler en objet sexuel".
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