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Troisième jour de grève
15 juillet 2010
Toujours pas d’avancées mardi dans le conflit social qui oppose les salariés du "Quotidien" à la Direction. « Les négociations sont au point mort », constate Edouard Marchal, journaliste et délégué du personnel, à l’issue d’une rencontre avec le directeur général de la société, Thierry Benbassat. « Il nous a une nouvelle fois opposé une fin de non recevoir », note le délégué du personnel. Les journalistes, à l’unanimité, ont donc décidé de reconduire la grève mardi après-midi.

Jusqu’à satisfaction de leurs revendications, le personnel en grève du "Quotidien" continuera le mouvement qui a débuté lundi. (photo Imaz Press Réunion)
Selon l’intersyndicale CFDT-CFE, CGC, CGTR et SNJ, 98% des journalistes, 60% des salariés de la régie pub et 50% du personnel du service des petites annonces seraient en grève.
Le mouvement de protestation porte sur des revendications salariales.
Le personnel réclame une augmentation mensuelle de 150 euros et l’obtention d’une prime exceptionnelle. « La Direction n’a jusque-là consenti qu’une avance de 0,5% à valoir sur les négociations de branche de la presse quotidienne départementale, une proposition nettement insuffisante aux yeux des salariés », notent les grévistes dans un communiqué rendu public en début d’après-midi mardi. « Nous ne sommes pas près de lâcher. Nous sommes soudés », confie un journaliste.
La grève a commencé ce lundi 12 juillet. Le mouvement de mécontentement a empêché la parution de l’édition de ce mardi 13 juillet. Depuis 1982, le journal du Chaudron n’avait jamais été absent des kiosques. Des solutions aux conflits entre la Direction et le personnel avaient toujours été trouvées dans la journée.
Mais cette fois, « la Direction est restée sourde à nos demandes », regrette Yannick Bernardeau, porte-parole des grévistes et délégué syndical SNJ (Syndicat national des journalistes). Les réunions qui ont eu lieu dans le cadre des Négociations annuelles obligatoires (NAO) n’ont en effet débouché sur aucune avancée en matière d’augmentation de salaires, notent les grévistes.
« Le prix de vente du "Quotidien" a sensiblement augmenté, il est normal que le personnel puisse bénéficier de cette augmentation », a commenté, en substance, Yannick Bernardeau ce mardi matin sur les ondes de Radio Réunion. En déplorant les conséquences que cette grève a sur le lectorat du journal, il a souligné que les grévistes étaient prêts à poursuivre leur mouvement jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Dans un communiqué publié lundi soir, la section du SNJ-Réunion souligne que cette grève « n’est qu’une facette de la scandaleuse exploitation de la matière grise dans de nombreuses entreprises de presse ». Le syndicat s’insurge sur le fait que « les patrons de la presse quotidienne départementale refusent toute augmentation des salaires pour 2010, alors que ceux-ci sont déjà très bas si l’on tient compte des exigences du métier de journaliste ». Le Fédération CGTR Commerce et Services a également souhaité apporter son soutien aux salariés grévistes, ainsi que le CFDT-Communication.
Communiqué des salariés du "Quotidien"
“Quotidien” : la grève reconduite
Les salariés du "Quotidien" réunis en assemblée générale mardi à midi ont décidé à l’unanimité de reconduire leur mouvement de grève qui s’est étendu au service des annonces. Un peu plus tôt dans la matinée, la Direction avait une nouvelle fois opposé une fin de non-recevoir à l’ensemble des revendications de l’intersyndicale CFDT-CFE/CGC-CGTR-SNJ : augmentation de 150 euros des salaires et prime exceptionnelle. La Direction n’a jusque-là consenti qu’une avance de 0,5% à valoir sur les négociations de branche de la presse quotidienne départementale, une proposition nettement insuffisante aux yeux des salariés.
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