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Sakifo 2009
10 août 2009
Groove Lélé, un kabar hommage pour un grand du maloya. Lélé n’est plus là ? Nul peut le dire, autant la transmission a été réussie, et la retransmission intègre. Ce vendredi 7 août 2009, le maloya endiablé de Groove Lélé a littéralement brûlé la Poudrière, pour donner un maloya à même la terre rouge des ancêtres.
Kabar est discours. Ce vendredi soir, le maloya de Gramoun Lélé a parlé. Il était là le roi du maloya. Lélé n’est pas mort. Ses enfants sont vivants. Ses petits-enfants savent déjà le poids de l’héritage, et explosent de technicité. Ne joue pas du maloya qui veut. Le patriarche a su dispenser le sacro secret.
Purement originaire du servis kabaré, le maloya que propose le Groove Lélé, lauréat du prix Alain Peters 2008, est simplement détonnant, explosif, captivant. On en redemande. La formule a été agrémentée de quelques cessions cuivre made in Pinpin. Après un passage remarqué aux côtés de George Clinton, le saxophoniste rend un hommage à sa façon à Lélé, son ami défunt.
Les festivaliers n’ont pas perdu une miette de cette prestation hors norme. À l’heure de la surprise, ils sont estomaqués par le jeu d’un roulèr man pas comme les autres. À 3 ans, ce digne petit-fils de Granmoun Lélé a donné une leçon d’humilité au plus grand joueur de roulèr de La Réunion. Lélé lé là, Lélé lé pa mor.
Textes et photos Imaz Press Réunion
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