Tout d'abord, je reviendrai sur les longs mois qui ont précédé son décès tout juste pour signaler que sa dernière apparition publique date du 22 août 1961. Ce jour-là, Léon de Lépervanche tient à se rendre en ambulance à la mairie du Port afin d'y présider une séance extraordinaire du Conseil municipal, au cours de laquelle il dénonce avec force l'application pour la première fois à La Réunion, de la « scélérate ordonnance » du 15 octobre 1960, rédigée par le Premier (...)
Le 21 octobre 1945, les Réunionnais décident d'élire Raymond Vergès et Léon de Lépervanche comme députés. Les candidats du CRADS vont pouvoir mettre en œuvre à Paris la mission pour laquelle ils ont été choisis : abolir le statut colonial à La Réunion. Cette élection survient au bout de plus de 10 ans de mobilisation pour cet objectif. Une fois à Paris, Raymond Vergès et Léon de Lépervanche ont tout mis en œuvre pour sauver leur peuple de la misère, ils réussirent alors à (...)
Si "Témoignages" consacre aujourd'hui deux pages au 66ème anniversaire de l'élection de Raymond Vergès et Léon de Lépervanche comme députés de La Réunion, c'est au moins pour trois raisons. La première, c'est pour faire connaître cet événement à nos compatriotes et pour que celui-ci reste constamment présent dans notre mémoire historique en tant que Réunionnais. En effet, il est très important pour notre peuple de savoir "ousa nou sorte" pour mieux apprendre à (...)
C'est le vendredi 5 mai 1944 que "Témoignages" a été fondé par le Docteur Raymond Vergès, aidé d'un petit groupe de militants. Le choix de son titre et de son sous-titre : “Organe de défense des sans défense” montrait la volonté de prendre en compte la réalité coloniale de l'époque afin de la combattre inlassablement et défendre ainsi les couches les plus pauvres. Et dans un même temps, offrir aux Réunionnais les raisons de se rassembler sur des causes justes, (...)
2011 a été déclarée “l'année des Outre-mers”. Un regard sur le passé et l'on se souviendrait que le dernier « grand » moment historique des Outre-mers dans leur ensemble date de 1946. Plus précisément, de la loi du 19 mars 1946, qui, par ses trois articles, mettait fin au statut colonial en Martinique, Guyane, Guadeloupe et à La Réunion, appelées à l'époque les « quatre vieilles ». Alors que les mouvements indépendantistes s'organisaient dans le reste des (...)
Aujourd'hui, les peuples de Guadeloupe, de Guyane, de Martinique et de La Réunion célèbrent la date anniversaire la plus importante de leur Histoire après celle de l'abolition de l'esclavage dans leur pays (chez nous, le 20 décembre 1848), à savoir : celle du vote de la loi du 19 mars 1946, proposée par les députés communistes réunionnais Raymond Vergès et Léon de Lépervanche, avec leurs collègues antillais Aimé Césaire et Léopold Bissol. Une loi qui a aboli officiellement (...)
« Voyons donc la physionomie politique et sociale de La Réunion en 1936. Jusqu'à cette date, nos oligarchies locales détiennent tout le pouvoir politique. Nos barons de la terre, du sucre et du rhum imposent la représentation parlementaire où figure le sénateur Léonus Bénard, usinier multimillionnaire, propriétaire de vastes domaines dans la région de Saint-Louis. Naturellement, ces messieurs occupent sans partage les municipalités et le Conseil général dont la principale (...)
Dès la fin de la Seconde Guerre mondiale, la République lance le renouvellement de la totalité de sa classe politique. Trois élections et un référendum sont prévus en 1945. Le premier rendez-vous est fixé à La Réunion au 27 mai pour les élections municipales. C'est la première fois que le suffrage universel pourra s'exprimer dans notre île, car depuis 1944, les femmes ont le droit de voter. Ce sera également la première fois où l'administration devra veiller au respect du (...)
Ce 21 octobre 2010 marquait le 65ème anniversaire de l'élection comme députés du Docteur Raymond Vergès, fondateur de "Témoignages", et de Léon de Lépervanche. Tous deux élus sur la base de la volonté de la population d'en finir avec le statut colonial, ils réussirent à obtenir l'adhésion de l'unanimité des députés sur cette question moins de 5 mois plus tard. Le 19 mars 1946, le statut colonial était aboli à La Réunion, commença alors le début de la lutte pour (...)
Face à un événement, peut-on passer de l'émotion à la réflexion ? D'une réaction affective, sentimentale, émotionnelle à la pensée rationnelle ? Ce n'est ni évident ni facile, comme on le vit et on le voit tous les jours. Cette difficulté du cerveau humain est même souvent source de tracas, de comportements passionnels voire tragiques. Mais même si ce passage n'est pas toujours indispensable, il est possible voire très utile. Il est vrai aussi, que parfois (...)
• Evenor Boucher, 80 ans « J'étais de toutes les fêtes » Arrivé au Port le 20 septembre 1948. Il était né au Tampon en juillet 1927. A l'âge du conseil de révision, il dit à ses parents qu'il veut travailler et part le lendemain à Saint-Pierre, où il se fait embaucher à “l'usine électrique”. « Dans ce temps-là, on produisait encore de l'électricité au bois. J'ai fait un an, là et en 1947, je suis entré comme commis chez un commerçant (...)
Le journal Témoignages du jour, contenant un dossier spécial sur Léon de Lépervanche, était offert aux visiteurs. (photos Toniox) « On a organisé le silence sur l'Histoire, les Réunionnais n'ont toujours pas conscience de l'importance de la date du 19 mars, une date historique qui bénéficie à l'ensemble des Réunionnais. Tout ce qui protège les plus pauvres découle des luttes menées dans les années 30 et de la loi votée en 1946. Nous sommes les héritiers (...)
« Le 28 novembre est une date chargée d'Histoire. Cela fait 65 ans que le Léopard est arrivé à La Réunion. Ce jour-là, Léon de Lépervanche et des Portois ont mis fin à la période de domination pétainiste sur l'île. Le 28 novembre 1942, c'est aussi le jour où La Réunion s'est libérée. Elle a ensuite apporté sa contribution à la lutte contre le nazisme jusqu'à la victoire. Le vent de la décolonisation a soufflé. La Réunion a pris le chemin ouvert ensuite par le (...)
Fabien Lanave est revenu sur deux événements qu'il a vécu aux côtés de Léon de Lépervanche. En 1937, le cheminot créé un Cercle marxiste au Port. Les réunions étaient l'occasion de discuter autour des livres. Un camarade expliquait ce qu'était le communisme. Les membres du Cercle marxiste ont été le noyau du Conseil municipal du Port élu au lendemain de la guerre. Pour la première fois, les femmes avait le droit de vote et deux d'entre elles furent élues (...)
« Léon de Lépervanche et Roland Robert sont des symboles de l'engagement des Réunionnais à transformer la société, à remettre en cause sa structure coloniale ». Le père de Roland Robert, cheminot à Saint-Louis accueillait souvent Léon de Lépervanche et Raymond Vergès quand ils se rendaient dans la ville du Sud. Revenu au Port suite au démantèlement du chemin de fer, Roland Robert se souvient d'une réunion dans la cour de Léon de Lépervanche le jour de l'élection (...)
« Dès sa sortie du lycée, Léon de Lépervanche avait un objectif : rejoindre ceux qui luttaient pour l'édification d'une société plus juste à La Réunion. Il a adhéré à la Ligue des droits de l'Homme (LDH), présidée par le Docteur Raymond Vergès. La LDH rassemblait ceux qui voulait sortir La Réunion de la misère coloniale. Elle s'implique politiquement quand la situation l'exige. Elle contribue à organiser les travailleurs réunionnais pour que les avancées (...)
Ce qui caractérise une société coloniale, c'est que le maître fait tout pour que le colonisé n'ait aucune Histoire. Comme cela, arrivé à l'âge adulte, le colonisé ne sait plus où aller. Paul Vergès revient sur le contexte de l'époque de Léon de Lépervanche : « 250.000 habitants à La Réunion, dont 6.000 au Port. La misère était généralisée, les cases étaient en paille ou en goni, pas de médecine. Comment faire pour sortir de cette misère ? Comment Léon de (...)
« Il est incontestable que Léon de Lépervanche est un Réunionnais. Ses ancêtres viennent du Canada. Cela interpelle sur la manière dont notre peuple s'est constitué, et sur la façon dont notre peuple a fait des hommes remarquables. Cela montre que quels que soient nos ancêtres, nous formons le peuple réunionnais. Quand nous avons des difficultés, nous ne devons pas avoir le réflexe facile de s'en prendre à ceux qui viennent d'arriver. Léon de Lépervanche a vécu dans des (...)
Hommages de jeunes à un ancêtre trop méconnu Les jeunes n'étaient pas très nombreux, hier, à la Halle des Manifestations du Port mais ils étaient tous en recherche de repères : pour eux-mêmes et pour agir. Des jeunes femmes de Saint-Denis préparent la constitution d'un groupe de réflexion. Une étudiante, qui a choisi le secteur de la santé parce qu'elle pense que « c'est très utile pour La Réunion », a appris bien des choses qu'elle ne soupçonnait pas sur la (...)
• Marcel Noël, 79 ans Né à Trois-Bassins en 1928, il arrive au Port avec sa famille en 1932. Un de ses souvenirs des luttes portoises date de 1937 ; il avait 9 ans lors de la grande manifestation du 25 janvier, suivie d'une grève en février. « Dann la grèv 1937, mi souvien moin lété monté avèk le défilé, avek lé dokèr. I ariv tèr-la, dovan la kaz Pinot (un employé du Port opposé à la grève, qui habitait rue Sadi Carnot), i kri : “Oh Pinot, rouv ton lanfèr ! Diab kominiss (...)
L’Az Do Fèr La Réunion : avec l’AJFER, le journal des jeunes Réunionnais dans Témoignages.
Alon filozofé
La politique, c’est pour qui et pour quoi ?
Point de vue
Une autre politique de l’art pour éviter un débat stagnant autour du financement (suite)
C’en est trope
Un nouvel eugénisme
Chronique de Raymond Mollard
Ubu roi, rue de Grenelle
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