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Destination Santé
12 juillet 2006
Un homme ne vit pas la perte de ses cheveux de la même manière à 18 ans qu’à 70 ! Une calvitie précoce, c’est traumatisant et difficile à accepter. Cet événement est souvent synonyme d’une souffrance psychologique encore sous-estimée. La perte des cheveux déclenche immédiatement une pensée négative chez les jeunes patients : moins de cheveux signifie moins de séduction. Cela réveille chez 37% d’entre eux la peur de vieillir. Le Dr Laurent Cambon, Dermatologue à Toulouse, a remarqué que "les patients vivent mieux leur calvitie après 40 ans lorsqu’ils sont bien installés dans leur vie affective et professionnelle. Plus jeunes, cela leur pose un vrai problème de séduction".
Pas facile d’être chauve à 20 ans ! Cette dévaluation de l’image de soi se répercute sur la vie personnelle, sociale et professionnelle. Plus de 2 hommes sur 3 ont perdu confiance en eux. "Les patients jeunes sont mal dans leur peau et très complexés". Certains sont dans un état dépressif nécessitant même un suivi psychologique. Cette modification de l’apparence est vécue comme un événement important pour 70% des hommes. Ils doivent faire un réel deuil de leur image antérieure. Enfin la moitié, faute d’information, vit dans la hantise d’être atteint d’une maladie qui provoquerait la chute des cheveux !
Seul un dialogue approfondi avec son dermatologue permet de mieux aborder l’alopécie et de se rassurer. Car c’est lui le spécialiste du cheveu. Un médicament efficace ? Oui, mais avec la parole en plus !
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