Jeudi, Todd Stern, négociateur en chef des Etats-Unis à Copenhague, a dit que « la Maison Blanche déploierait un effort important pour obtenir une loi musclée et étendue sur le climat ». La proposition américaine est une diminution de 4% des émissions de gaz à effet de serre d’ici 2020 par rapport à 1990 à condition que le Congrès soit d’accord. Bien que cet engagement soit inférieur de moitié à celui du Protocole de Kyoto que Washington refuse d’appliquer, il est encore très loin d’être adopté.
« L’environnement politique et économique est très difficile actuellement et rend totalement imprévisible » l’adoption d’une loi sur le climat, estime Michael Levi, expert au Council on Foreign Relations cité par l’AFP. Aux Etats-Unis, 50% de l’énergie provient du charbon, ce qui montre l’étendue du retard pris par un pays qui a pourtant commencé sa révolution industrielle depuis plus de 150 ans. À cela s’ajoute un taux de chômage de 10%.
Une autre partie du problème vient du fait que « toute loi sur le climat se traduira par une hausse des coûts de l’énergie », a dit Frank Maisano, représentant des industriels américains de l’énergie, ajoutant que les responsables politiques « ne peuvent pas dire dans une année électorale qu’ils vont augmenter les factures d’électricité ».
Rappelons que les Etats-Unis sont les principaux responsables de la pollution actuelle : un habitant des Etats-Unis pollue cinq fois plus qu’un habitant de Chine. Malgré cela, les intérêts particuliers dans un pays qui représente 4% de l’humanité continuent de primer sur le droit au développement durable de 100% de l’humanité.




















